23 octobre 2011
Fonds de tiroir people
L'actualité politique étant ce qu'elle est, c'est-à-dire aussi glamour qu'un rouleau de PQ tombé malencontreusement au fonds des chiottes, on s'attardera sur la dernière déclaration de l'Obersturmbahnführerin Le Pen concernant le prénom que notre père de la nation et son épouse morganatique on choisi pour leur enfant porphyrogénète* : Giulia.
"Je pense que quand on est président de la République française, il m'apparait comme un signal fort de donner à son enfant un prénom français. C'est mon côté patriote, et je pense que beaucoup de Français pensent la même chose que moi".**
Voila-t-y pas que la blonde haineuse "pense" et nous fait même part de son opinion (et de celui de "beaucoup de français" -sic) concernant une décision hautement personnelle qui ne la concerne en aucune façon, celle du choix du prénom de l'enfant de notre bien-aimé souverain. Il faut dire que la pauvre femme n'est pas vraiment gâtée intellectuellement par la nature (c'est génétique et elle n'y est pour rien) et que son niveau de conversation brille certainement au comptoir de chez Gégène à l'heure du pastis, mais ne tient pas la route dès qu'il s'agit de dire autre chose que "La France aux Français".
J'en viendrais presque à trouver sympathiques les parents du bébé (non je rigole).
Outre que le patriotisme est "le premier piédestal des naïfs et le reposoir favori des imbéciles", et qu'on est en droit de douter que "beaucoup de français" pensent la même chose que cette sinistre bouffonne -où alors on est VRAIMENT mal barrés- on aura ainsi confirmation de ce qu'on subodorait depuis longtemps : la Le Pen véhicule des idées au moins aussi crapoteuses et inconsistantes que son diplodocus de père, malgré ses tentatives pathétiques pour nous faire croire qu'elle fait de la politique et rendre son parti "fréquentable".
PS : je suis bien conscient que ces deux informations (le prénom de la gamine et l'avis de la blonde haineuse) n'ont aucun intérêt, mais je ne vois pas pourquoi je m'abstiendrais de mon commentaire, puisque la presse s'est déjà répandue sur cette brillante déclaration.
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*Je suis assez fier de moi : j'ai réussi à placer "morganatique" et "porphyrogénète" dans une même phrase...
**Il va de soi -du moins je le suppose, n'ayant pas eu le courage de regarder cette émission- que la pauvre femme a dû dire d'autres choses toutes aussi passionnantes les unes que les autres, mais ce genre de déclaration est comme l'illustration du vide sidéral de sa pensée.
08 octobre 2011
Y'en a encore qui vont crier au blasphème...
27 septembre 2011
Éram prend des risques avec les cathos
Bien sûr, ce n’est pas ça qui me donnera envie d’aller me chausser chez eux, mais il faut avouer que la dernière pub des chaussures Eram est bien sympathique, surtout parce qu’elle ne plaît pas aux cathos et autres pisse-froid de notre beau pays.
Avec des slogans tournant autour de la famille et surtout de son caractère prétendument "sacré", Eram a choisi d'axer sa dernière campagne de publicité sur une vision quelque peu caricaturale mais somme toute assez réjouissante de ce que serait devenue ladite famille sacrée de nos jours : décompositions, recompositions, mariages homosexuels, pseudo phénomène des cougars deviennent des sujets de société et des thèmes de prédilection pour la presse magasine en mal de branchitude émoustillante*.
Nous avons donc droit à une campagne d'affichage (que je n'ai personnellement pas encore vue dans la rue) où l'on peut paraît-il lire des phrases qui se veulent provocantes, du type :
- "Comme disent mon papa, ma maman, et la troisième femme de mon papa, la famille, c'est sacré",
- "Comme disent mes deux mamans, la famille c'est sacré,
- "Comme disent ma maman, et son petit copain qui a l'âge d'être mon grand frère, la famille c'est sacré".
Rien de bien méchant, comme vous pouvez le constater. Ça ne casse pas trois pattes à un canard et d'aucuns y verraient, tout au plus, de l’humour décalé, une gentille provoc’ dans l’air du temps.
Dans le même ordre d'idées, Benetton avait d'ailleurs également fait très fort en son temps avec des affiches autrement plus provocantes qui, si elles n'étaient pas toujours de très bon goût (euphémisme), avaient méchamment titillé certains bien-pensants, ce qui reste toujours un plaisir.
Les cathos, eux, considérant sans doute qu'ils ont inventé le concept même de famille et ont donc droit de regard sur l'utilisation de ce mot -à moins qu'ils ne tentent une fois de plus de nous prouver qu’ils ont aussi peu de sens de l’humour que leurs concurrents sur le marché oligopolistique des religions- se sont dits "choqués".
Et de nous lancer l'artillerie lourde : sur un blog-poubelle assez répugnant qui ose s’appeler "Chrétiens libres" (joyeux oxymore) et prétend n'appartenir "à aucune organisation religieuse" (pour le bord politique, par contre, on a des soupçons), on n'y va pas par quatre chemins. On qualifie la campagne Éram d’ignoble, de dégénérée, et de… "métisseuse" (sic) en s'inquièteant au passage de l'avenir de la "race blanche" (un des enfants représentés est métis). Ach, métissage, gross malheur !
J’ignore comment et si ce blog a déjà eu l’occasion de qualifier les campagnes du Front National, mais je suis certain que l'Obersturmbannführerin Le Pen sera jalouse de n'avoir pas trouvé elle-même ce néologisme glauque qui en dit long sur les affinités électives des "Chrétiens libres".
Un autre site, un peu moins sordide que celui cité plus haut, le FECIT, "Forum pour l’Église Catholique et l’Idéal Traditionnel" (Tout un poème ! D'ailleurs je vous le recommande, c'est assez tartignole) y voit "une volonté manifeste d’imposer comme normales les unions homosexuelles". Tudieu ! Voici donc Éram, fabricant de chaussures à bon marché, devenu, par la grâce d'une campagne de pub, un suppôt de l'internationale sodomite et "imposant" aux consommateurs de godasses sa vision des unions homosexuelles. C'est faire beaucoup d'honneur à Éram et donner bien de l'importance à la publicité. D'autre part, je suis quand-même assez choqué qu’un site familial, chrétien et bien dégagé derrière les oreilles comme celui-ci aille jusqu’à parler d’homosexualité (ce gros mot) : en effet, nous savons tous que toute allusion à une sexualité qui n'aurait pas pour finalité la reproduction est tabou chez les cathos (comme chez les lapins) et les autres sectes monothéistes : on veut bien déniaiser les enfants de chœur après la messe mais on ne parle pas de ces choses là en public.
Et nos cathos hystériques d’appeler au boycott d’Éram et d’inonder d’injures et autres amabilités chrétiennes et charitables la page Facebook du chausseur.
Une chose est sûre : la publicité ayant pour but de faire parler de soi, Éram a mis en plein dans le mille. Les râleurs qui s'habillent le dimanche pour aller à la messe ne sont pas contents mais Éram s'en fout car le but est atteint.
Et la famille sera ce que l'évolution de la société en fera, que cela choque les calotins et autres enturbannés ou pas.
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*Communiqué d’Eram : "À l’heure où les divorces sont de plus en plus nombreux en France, où le mariage homosexuel vient d’être légalisé à New York, Eram met les pieds dans le plat et affiche dans la rue et les magazines des portraits de familles comme on ne les montre jamais dans la publicité : déstructurées, recomposées, éclatées, décomposées. Des enfants qui ont deux mamans, d’autres qui ont un père, une mère et 3 belles mères, d’autres encore dont le beau père à l’âge d’être leur grand frère. La "vraie" vie, quoi. Mais si les familles explosent, l’esprit de famille reste. Car quoi qu’il en soit : la famille c’est sacré".
21 août 2011
Un homme qui dort
Un homme qui dort par La_vie_est_belle_Films
23 juillet 2011
À fanatique religieux, fanatique religieux et demi
Si l'auteur* des attentats du vendredi 22 juillet d'Oslo et de l’île d’Utoeya est bien le "fondamentaliste chrétien" proche de l'extrême droite (un fondamentaliste chrétien proche de l'extrême gauche, c'est assez rare) que l'on dit, cela signifie que la guerre des fondamentalistes religieux fait rage et que les Chrétiens ne sont pas près d'abandonner la lutte pour prouver qu'ils sont encore plus cons que ceux d'en face.
Nous apprenons également qu'il serait norvégien "de souche" (entendez par là grand blond à la peau claire), et non pas, comme nous l'avions tous fortement pensé sur le moment, par reflexe -avouez-le- fondamentaliste musulman métèque (entendez par là un petit basané à moustache).
Qu'il soit "proche de l’extrême-droite" ne change rien à l’affaire : aurait-il été "proche de l’extrême-gauche" que le carnage aurait été le même tant il n’aura échappé à personne que si les motivations ne sont pas forcément les mêmes, les deux extrêmes peuvent se conduire de façon également barbare.
Notons d'abord que ce qui est commun aux "fondamentalistes chrétiens" et à leurs collègues musulmans c'est justement qu’ils le sont, "fondamentalistes". CQFD.
Le fondamentalisme est à la religion, ce que –par exemple- la pornographie est à l’érotisme. Avec une grosse différence cependant : l'érotisme et la pornographie n'ont jamais tué personne, la religion et son corolaire, le fondamentalisme, si (et en masse).
Avez-vous d’ailleurs noté à quel point les religions ont le chic pour générer des fondamentalismes ? C’est même là une constante dans l’histoire sanglante des religions.
Le fondamentalisme, c’est ce condensé maladif de religiosité pervertie et de dérangement hormonal qui est fort utile lorsqu’il s’agit pour lesdites religions de rejeter les accusations dont on les accable, les pauvres.
On a beau leur mettre leur caca sous le nez à force d’exégèses des livres poussiéreux qui leur sert de référent, leur prouver que le ver est dans le fruit et le fondamentalisme dans la religion, par essence, elles continuent de s’écrier et de crier au martyr (un autre de leurs points communs).
Mais que lesdits fondamentalistes ne soient que de pauvres tarés ne suffit peut-être pas à en faire des meurtriers de masse. Il faut souvent pour qu’ils franchissent le pas entre la connerie simple et le statut de tueurs qu’ils soient manipulés par plus "intelligents" qu’eux, ce qui ne devrait pas être bien difficile.
Le manipulateur est rarement un fondamentaliste : il est trop malin pour ça. Il a d’autres buts. Il bosse pour lui-même ou est lui-même manipulé par encore plus tordu que lui.
Lorsqu’il bosse pour lui-même, c’est (cochez la case correspondante) :
- a/ pour devenir le maître du monde ? Plausible (n’oublions pas qu'il est malgré tout un grand malade),
- b/ pour foutre la merde, gratuitement, pour le plaisir ? Ça se tient. Ce serait même la raison la plus défendable,
- c/ parce qu’il a été traumatisé dans son enfance par une mère abusive ou un père violeur et qu’il se venge inconsciemment sur la société ? Ça explique, ça n'excuse pas.
- d/ parce qu’il a "trop la haine" et que sa femme (c'est souvent un homme) l'a quitté ?
- e/ autres raisons ? (détaillez, SVP)
Lorsqu’un autre tordu manipule ce manipulateur, c’est (cochez toujours) :
- a/ parce que ce tordu veut devenir le maître du monde mais ne veut pas se salir les mains (ou se faire choper) ?
-b/… (voir plus haut)
- c/… (id)
- d/… (id)
- e/ parce qu’il y a du pétrole pas loin et que ça l'arrangerait bien de mettre la main dessus ?
- f/ parce que ?
Malgré tout, ce massacre nous permet d'observer une supériorité très nette du fondamentaliste terroriste musulman sur le fondamentaliste terroriste chrétien : le premier massacre généralement EN DEHORS de son pays, le second est tellement plus con qu'il massacre ses concitoyens.
Il y a des exceptions, bien entendu, mais il m’avait semblé que le principe du massacreur "fondamentaliste", c’est de massacrer l’autre, l’hérétique, l’étranger, la cause de tous ses malheurs (la brebis galeuse, en quelque sorte).
Bien sûr, nous n'avons pas assez de recul -ni de matière- pour faire une comparaison car le cas norvégien reste pour le moment isolé.
D'un autre côté, la supériorité du fondamentaliste terroriste chrétien norvégien, c'est le fait qu'il ne s'est pas tué avec ses victimes : fanatique mais pas suicidaire.
Faut dire que le christianisme ne promet pas le paradis (et les 72 vierges qui vont avec) en cas d'attentat-suicide.
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* Je ne pas donnerai pas son nom. On peut le trouver partout.
22 juillet 2011
Pernaut, ça fait peur (âmes sensibles s'abstenir)
Bon, d'accord, c'est une compil, mais l'effet est assez effrayant, non ?
Pernaut au pays des merveilles
17 juillet 2011
Désolé
Ce blog ne ressemble plus à rien car un problème est survenu qui m'empèche de remplir la colonne de droite et comme je suis trop nul pour corriger ça, j'ai dû regrouper quelques infos dans la colonne de gauche.
En essayant tant bien que mal de rafistoler ça, j'ai même effacé involontairement, entre autres, une des notes dont j'étais le plus fier : celle sur le "Tarvuisme, religion du troisième millénaire" (c'était, à ma connaissance, le seul texte francophone un peu complet sur ce sujet).
Ce n'est pas grave en soi, ce blog n'étant pour moi qu'un passe-temps sans prétention, mais comme j'avais passé beaucoup de temps à réaliser la note en question (et que je n'en ai pas gardé de copie), ça m'a un peu découragé.
Voila, vous savez tout.
16 juillet 2011
Humour et politique
On pourait penser qu'à priori politique et humour sont deux termes plutôt antinomiques et même que pour faire de la politique, il faut sacrément en manquer (d'humour).
Tout au plus être doté d'une bonne dose de cynisme, d'une épaisse couche de masochisme et d'un amour irraisonné pour le costard-cravate chez les mecs ou le tailleur-pantalon chez les femmes.
Bien sûr, hommes et femmes politiques peuvent parfois nous faire bien rigoler, mais c'est toujours à leurs dépens et trés souvent involontairement [Ah ! La prieure du Carmel, sœur blanche de l'agonie du Christ, alias Christine Boutin, ci-devant ministre de l'habitat, brandissant pathétiquement sa Bible à l'Assemblée Nationale, lors du débat sur le PACS !)].
Il est vrai qu'en période électorale, lorsqu'ils nous débitent l'habituelle promesse de nous raser gratis le lendemain [cf. Sarkozy candidat à la présidentielle, promettant, s'il est élu, que "plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir" -on attend encore], on peut à la limite sourire jaune, mais ce genre d'exercice s'assimile plus à du sinistre foutage de gueule, qu'à de l'humour à proprement parler.
Toujours est-il qu'il existe depuis 1988, un Club de l'humour politique, créé par Jacqueline Nebout, ex conseillère chiraquienne, proche [nobody's perfect] d'un homme à qui il est arrivé bien des misères, et qui n'en a pas moins resté totalement antipathique [j'ai nommé, non pas Charles Pasqua -hors concours- mais Jean Tibéri] qui décerne chaque année (pas Jean Tibéri, le club en question -suivez dans le fond) un prix de l'humour en politique, qu’il s’agisse d’humour volontaire ou involontaire [ce dernier étant, vous vous en doutez bien, le plus courant et le meilleur].
Ci-dessous, histoire de ne pas totalement désespérer, donc, de la classe politique, le dernier palmarès et un rappel des précédents.
- 2011
Lauréat : Laurent Fabius, pour son "Mitterrand est aujourd'hui adulé, mais il a été l'homme le plus détesté de France. Ce qui laisse pas mal d'espoir pour beaucoup d'entre nous."
Également récompensés par le jury :
- Daniel Fidelin, député de la Seine-Maritime, prix spécial du jury, pour : "Vu de la Chine, le port du Havre ne travaille pas."
- Jean-Louis Borloo (qu'on pende son coiffeur haut et court) prix des internautes pour sa formule : "Nous sommes tous des immigrés, seule notre date d'arrivée change" (personnellement, je ne qualifierais pas ça d'humour mais de vérité frappée au coin du bon sens).
Prix d'encouragement (il en a bien besoin le pôvre, mais je pense sincèrement que son cas est désespéré) : Frédéric Lefebvre pour son inénarrable connerie fraîcheur d'esprit et sa réponse anthologique à la question "Quel est votre livre de chevet ?" : "Zadig et Voltaire" (qui est, pour les habitants des Carpates qui l'ignoreraient, une marque germanopratine de fringues).
Avaient été également retenus par le jury :
- "Je ne serais peut-être pas élue présidente de la république, mais je ne serais pas la seule" (humour désespéré mais lucide de Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte Ouvrière).
- "Qu'on commette des erreurs politiques c'est possible ; qu'on les commette toutes, c'est fou", d'un certain Guillaume Bachelay, secrétaire national à l'industrie du PS, à propos de Ségolène Royal [illustrant ainsi l'adage qui veut qu'en politique il est préférable de se méfier de ses amis que de ses ennemis]
- "Michèle Alliot-Marie conserve toute sa dignité à Saint-Jean de Luz", de François Baroin, ministre (bien peigné) du Budget [laquelle dignité de MAM, s'arrange fort bien, par contre, de son soutien à Ben Ali lors des premiers évènements qui ont mis fin au régime de son pote le despote, en Tunisie].
- "Rassembler les Centristes, c'est comme conduire une brouette pleine de grenouilles : elles sautent dans tous les sens", d'un spécialiste de la question (la pêche aux grenouilles s'entend), François Bayrou, président du Modem.
- "Dans sa forme historique, le PC est mort ; mais il a encore de l'avenir", de André Chassaigne, député PC du Puy-de-Dôme et réincarnation du regretté Georges Marchais [je ne vois pas d'autre explication]
- "Les Verts sont capables du meilleur comme du pire ; mais c'est dans le pire qu'ils sont les meilleurs", phrase assassine et fort bien tournée de Gabriel Cohn-Bendit, frère de.
- "Il y avait tellement de gens à mon enterrement que j'ai décidé de ne pas m'y rendre", d'un individu [assez glauque, il faut bien le dire] nommé Patrick Devedjian, député de je ne sais où (d'ailleurs on s'en fout) et Président du conseil général ...des Hauts de Seine (of course), à la suite de sa victoire aux cantonales.
- 2010
Lauréate : Eva Joly, députée européenne (Europe-Écologie) : "Je connais bien Dominique Strauss-Kahn : je l’ai mis en examen". [Déjà]
Bernard Kouchner, ministre -passé-à-l'ennemi- des Affaires Étrangères, après les mesures anti-Roms de son gouvernement et le virage sécuritaire de l’été : "J’ai bien pensé à démissionner, mais je n’ai pas voulu déserter". [Ça n'aurait pourtant pas été la première fois]
Lionnel Luca, glauque député UMP "droite populaire" (ah ah !) des Alpes-Maritimes [chemises sombres, cravates claires -tout un poème] : "Il n’y a pas besoin d’être de droite ou de gauche pour dire des conneries". [Tous en choeur : "Mais ça aide !"]
Ségolène Royal, présidente PS de la région Poitou-Charentes : "C’est moi qui maîtrise la rareté de ma parole politique, pour dire des choses intelligentes quand j’ai besoin de les dire". [La question n'étant pas de savoir si elle en a besoin mais si elle en a les moyens]
Dominique de Villepin, qui a lancé, en juin 2010, son parti, République Solidaire : "Le Villepin nouveau sera gouleyant, fort en bouche et il aura de la cuisse". [Ça donne la nausée, non ?]
Lors de la deuxième sélection, en mars, le jury avait retenu :
Luc Chatel, ministre de l'Éducation nationale : "Une touche de rose, vert, rouge : c’est le retour de la gouache plurielle". [A ce propos, voir la définition que Victor Hugo donnait du calembour]
Georges Frêche, président du conseil régional de Languedoc-Roussillon : "Des gens intelligents, il y en a 5 à 6% ; moi je fais campagne auprès des cons". [Dis moi auprès de qui tu fais campagne, je te dirai qui tu es]
Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée [qui n'a pourtant pas une tronche a faire de l'humour] : "Je veux bien qu’on fasse un remaniement, mais on manque de stock".
Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication : "Quand on m’appelle Monsieur le ministre, j’ai toujours l’impression que Jack Lang va surgir derrière moi !".
Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat chargé de l’Emploi : "Il n’a pas fallu 35 heures à Martine Aubry pour virer sa cuti sur Georges Frêche".
En décembre, le jury avait sélectionné :
Patrick Balkany, député-maire (UMP) de Levallois-Perret : "Je suis l’homme le plus honnête du monde". [Volontaire, forcément, de la part d'un repris de justice, ou alors il nous prend vraiment pour des cons]
Rachida Dati, députée Dior/Chanel européenne : "Je n’ai jamais cherché à attirer l’attention des médias". [La pauvre chérie]
Laurent Fabius, député (PS) : "Je ne suis pas une pom-pom girl de DSK". [C'est fort heureux]
Claude Goasguen, député-maire (UMP) du XVIème arrondissement de Paris: "Une chose est sûre, ce ne sont pas nos suppléants qui vont nous pousser à nous faire vacciner contre la grippe A".
- 2009
Prix spécial du Jury: "Le chef de l'Etat appelle parfois Brice Hortefeux pour ne rien lui dire. C'est la preuve de la qualité de leurs relations" (Luc Chatel). [Celle-là, elle doit être involontaire]
Prix des internautes: "Tu as prévu de filer les clés de l'UMP à Xavier Bertrand ; tu devrais en garder un double". (Jean-François Copé ). [Apparemment grand connaisseur des mœurs politiques]
Parmi les nommés, nous avions également :
Jean-Christophe Cambadélis : "Si Ségolène Royal s’excuse chaque fois que Sarkozy fait une boulette, elle va passer sa vie à genoux". [Et un homme politique de gauche né à Neuilly-sur-Seine doit connaître son président sur le bout des doigts]
Martine Aubry, Première secrétaire du PS : "Ségolène Royal aura la place qu’elle souhaite dans le PS, même si la plupart sont déjà occupées". [C'est à ce genre de propos qu'on reconnaît les bonnes copines]
- "Je doute que le comité Balladur réussisse là où Jules César a échoué" [chans l'axchent]. Valéry Giscard-d’Estaing, retraité [A raté sa vocation : il aurait dû faire du cabaret], à propos d’un éventuel rattachement de la région Auvergne à la région Rhône-Alpes.
Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, à qui l’on suggère de devenir Commissaire Européen : "Pourquoi pas entraîneur du PSG ?". [Au point où en est le PSG, il n'a en effet rien à perdre]
- "Il ne faut pas que le PS se laisse électrocuter par ses courants" : Najat Belkacem. [Ca, c'est avoir le l'humour, la dent dure et l'esprit avisé]
Mention spéciale à Guillaume Bachelet, Secrétaire National à l’Industrie du PS : "La présidentielle, Hollande y pense en nous rasant". [Félon !]
Roselyne Bachelot, après la victoire des handballeurs français aux Championnats du monde : "Dans les vestiaires, nous n’avions qu’un mot : énorme !". [A quoi pensait-elle, la gaffeuse en chef ?]
Jean-François Copé, Président du Groupe UMP à l’Assemblée Nationale : "Moi vivant, il n’y aura pas d’augmentation de la redevance". [Mort de rire !]
- "Je suis sarkoziste jusqu’au bout des globules" : Nadine Morano, Secrétaire d’Etat chargée de la famille. [Dans son malheur, la pauvre femme reste donc lucide]
- "J’ai inspiré Obama et ses équipes m’ont copiée" : Ségolène Royal, de retour des États-Unis. [Le jet-lag, sans aucun doute]
- "Mes cheveux raccourcissent au fur et à mesure que mon expérience croît" : Christine Albanel, cheveux longs et idées courtes.
Jean-Pierre Raffarin, raffarineur en chef : "Le tour de taille n’est pas un handicap au Sénat". [C'est même un plus]
- "Le PS est mal portant ; et comme je respecte les hôpitaux, je baisse la voix comme on doit le faire quand il y a un malade dans la place". (Michel Rocard, has been) [Pas vraiment marrant, l'amer Michel…]
Mention spéciale à François Gerbault : "Le système des quotas a été inventé par un Sénateur romain : Numerus Clausus". [Mouais...]
2008
Prix Press club humour et politique : "Sarkozy, c’est le seul qui a été obligé de passer par l’Élysée pour devenir Premier Ministre" (Jean-Louis Borloo). [En passant, ce monsieur devrait faire un procès à son coiffeur]
Prix spécial : "Le Parti socialiste est un parti sans leader. François Bayrou est un leader sans parti. Ils sont faits pour fusionner" (Xavier Bertrand ). [Et ça donnerait un trou noir ?]
Les nommés étaient :
- "Il m'a fait l'impression de l'amant qui craint la panne" (Ségolène Royal à propos de François Bayrou qui refuse que Mme Royal monte le rencontrer à son domicile parisien entre les deux tours de la présidentielle). [Pour une fois, on comprend Bayrou]
- "Johnny Hallyday qui annonce son intention de rester Français et Bernard Laporte qui entre au gouvernement, c'est une période faste pour l'intelligence française". [François Goulard, député UMP mais malgré tout plein d'humour si cette phrase était bien du second degré -sinon, c'est un gros blaireau]
- "Les retraits de l'UIMM, c'est mieux que la valise RTL" (Jean-Claude Mailly).
- "Pour faire face à la hausse du prix du pétrole, je conseille aux Français de faire du vélo" (Christine Lagarde, la ministre -trop bronzée pour être honnête- de l'économie que le monde entier nous envie mais nous recommande chaudement de garder chez nous). [D'après ce que j'ai cru percevoir de ce personnage, ce n'est pas de l'humour, c'est de la connerie pure]
- "Je me retrouve avec la journée des droits de l’homme sur les bras et Kadhafi sur le tarmac" (Rama Yade). [Très bon ça ! C'est l'humour du désespoir]
- "Fadela Amara au Gouvernement, cela montre les limites du casting à la Fogiel" (Nadine Morano) et réponse de l'intéressée :"J’ai tendance à croire que Nadine Morano c’est la Castafiore"). [Cet échange tient plus du crêpage de chignons que de l'humour]
- "Le bobsleigh, c'est comme l'amour : on hésite au début, on trouve cela très bien pendant et on regrette que cela soit déjà terminé après" (Roselyne Bachelot-Narquin, à la suite d'un tour en bobsleigh. [Décidément, avec les vestiaires de hand-ball ça la travaille]
- "C’est un combat essentiel que celui de la laïcité, il a causé, Dieu sait, beaucoup de morts dans notre pays" (Dominique de Villepin, clearstreamer joliment méché). [Léger]
- "Je vous le promets, nous aurons d'autres victoires" (François Bayrou, le soir de sa raclée aux municipales de 2008). [Il avait dû boire pour oublier]
- "Je voulais voir les Antilles de vive voix" [Bernard Laporte, ex-joueur et ex-entraîneur de rugby –ceci expliquant cela) en Guadeloupe.
- "Vous avez vu comme Monsieur Sarkozy est populaire en forêt amazonienne ?" (Christian Estrosi, en Guyane. [Perfide ! J'adore…]
- "Il faut avoir conscience de la profondeur de la question du sens" (ne cherchez pas : ça ne veut strictement rien dire). [Jean-Pierre Raffarin, raffarineur en chef, inégalable et fumeux, comme toujours -devenu donc sénateur]
- "Bernard Palissy brûlait ses meubles. Bayrou brûle ses élus. C’est la stratégie de l’anéantissement" (Jean Arthuis).
- "On ne peut pas s’entendre avec tous les ministres, car tous les ministres ne peuvent pas s’entendre" (Eric Besson). [Mais encore ?]
- "Sarkozy est passé de la présidence bling-bling à la présidence couac-couac" (François Hollande, ex de…). [Laborieux…]
- "Souvent les courants d’air proviennent de ce qu’il y a trop d’ouverture" (Josselin de Rohan-Chabot). [Avec son pedigree et un passif de cette ampleur, il va de soi qu'il ne pouvait être de gauche : il ne faut pas demander à ces gens-là de parler d'ouverture, c'est un mot obscène].
- 2007
Prix Press club humour et politique : "Je suis pour un gouvernement d'ouverture, y compris aux Sarkozistes, c'est tout dire". (Patrick Devedjian, ouvert aux vents d'extrême droite).
Prix Spécial du Jury : "La Royal a coulé la Marine". (Pierre Lellouche)
Parmi les nommés :
- "J'ai été longtemps un jeune conformiste, et sans doute formiste était-il de trop". (François Bayrou) [Sa lucidité n'a pas survécu à l'âge]
- "Jack Lang avait toutes les qualités pour briguer la Présidence de la République. C'est pour cela que je l'ai chaudement encouragé à se retirer" (François Hollande, coitus interruptus).
- "La France, c'est la Tour Eiffel et Jacques Chirac". (Michèle Alliot-Marie, caporal-en-chef)
- "Je suis peut-être nul, mais le ministre, c'est moi" (Pascal Clément). [Pascal qui ?]
- "Qui vient sur la grande muraille, conquiert la bravitude" (Ségolène Royal). [Phrase d'anthologie devenue un classique et a lancé une grande vague de renouvellement de la langue française]
- "L'UMP est une formation jeune qui n'avait pas prévu qu'un des siens deviendrait président de la République !" [François Baroin, premier de la classe et raie sur le côté]
Et, pour le plaisir, les cinq dernières "petites phrases" retenues pour la finale du Prix 2007 :
- "Si je suis élu, rien ne changera en France". (François Bayrou). [On s'en doutait un peu]
- "Hollande propose des Assises de la Gauche. Pourquoi des Assises ? La correctionnelle suffirait". (Jean-Pierre Chevènement)
- "Je ne suis pas un expert du 12ème arrondissement, mais je l'ai traversé quand j'ai couru le marathon de Paris". (Arno Klarsfel)
- "Quand on va m'entendre et que l'on va me voir, ça va se voir et ça va s'entendre". (Philippe de Villiers, OVNI)
- 2006
Prix Press club humour et politique : "Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit". (Ségolène Royal). [Bécassine, c'est sa cousine]
Parmi les nommés :
- "Le pétrole est une ressource inépuisable qui va se faire de plus en plus rare". (Dominique de Villepin) [En grande forme]
- "Mes idées n'ont pas pris une ride". (Arlette Laguilller, trésor national) [Le plus beau, c'est que c'est vrai et d'ailleurs, elle non plus n'a pas pris une ride. Sacrée Arlette !].
- "Mettre une taxe sur des billets d'avion qu'on ne paye jamais, c'est un comble pour un président". (Odile Saugues). [Lèse-majesté]
- "Ségolène, elle séduit au loin et irrite au près". (Jean-Pierre Raffarin), observateur).
- "Je ne l'ai pas beaucoup côtoyé à l'Élysée, on peut ne pas prendre le même escalier". (Bernadette Chirac, à propos Dominique de Villepin). [Elle ne pensait certainement pas faire de l'humour, c'est pas son genre]
- "J'entends ceux qui manifestent mais j'entends aussi ceux qui ne manifestent pas". (Dominique de Villepin, très Jeanne d'Arc, à propos des manifestations anti-CPE). [Après coup, on se dit qu'il aurait dû plus écouter les premiers que les seconds]
- "En France, ce ne sont pas les couilles que l'on coupe mais la tête". [Nicolas Sarkozy, classe, tel qu'en lui-même, répondant à Dominique de Villepin qui aurait dit, également tout en distinction : "Nous sommes en 14, c'est la guerre des tranchées, moi j'ai des couilles"].
- "Le Hamas a voulu faire une croix sur Israël". (Philippe Douste-Blazy, erreur de casting, né à Lourdes -sic) [Irrécupérable : même un miracle n'est pas envisageable]
- "Cette année, les corbeaux volent en escadrille". (Jean-Pierre Chevènement, mis en cause dans l’affaire Clearstream)
- "Docteur Sarko et Doc Gynéco, c'est la com' et la came". (Philippe de Villiers, concernant le soutien du "rappeur" à la candidature de Nicolas Sarkozy). [Celle-là, elle est nulle, mais bon c'est de Villiers]
- "Je préfère dire voici mon projet que mon projet c'est Voici". (Laurent Fabius) [Né dans la rue dans le XVIème arrondissement à Paris et plutôt lecteur de "Coins de rue Images Immondes") amer, à propos de Ségolène Royal]
- "C'est la première fois qu'un déserteur passe ses troupes en revue". (Pascal Terrasse, à propos de Lionel Jospin, arlésienne en Ré)
- "Les coupures de presse sont celles qui cicatrisent le plus vite". [Patrick Devedjian, philosophe libertaire, au passé d'extrême droite]
- 2005
- Prix Press club humour et politique : "Je ne suis candidat à rien". (Nicolas Sarkozy) [If only...]
- Prix Spécial du Jury pour VGE, joueur d'accordéon à ses moments perdu, sinon, prétendu dragueur de princesse de Galles, pour l’ensemble de son œuvre et notamment pour ces deux phrases au sujet du projet de Constitution Européenne : "C’est un texte facilement lisible, limpide et assez joliment écrit : je le dis d’autant plus aisément que c’est moi qui l’ai écrit" et "C’est une bonne idée d’avoir choisi le référendum, à condition que la réponse soit oui".
Parmi les nommés :
- "Le miracle permanent des Verts, c'est que les gens nous attendent encore pour refaire le monde". (Jean Luc Bennahmias).
- "À l'Assemblée on s'occupe des JO et on laisse les Jeux paralympiques au Sénat". (Jean Louis Debré, fils de son père, c'est déjà beaucoup dire).
- "Si Bush et Thatcher avaient eu un enfant ensemble, ils l'auraient appelé Sarkozy". (Robert Hue) [Le pire, c'est que Sarko a dû prendre ça comme un compliment]
- "J'étais partisan du non, mais face à la montée du non, je vote oui". (Manuel Valls, esprit de contradiction).
- "Que l'on soit pour ou contre la Turquie on ne pourra pas changer l'endroit où elle se trouve". (Michel Barnier, fataliste et raffarineur).
- "Cela fait toujours plaisir de revoir ses grands-parents". (Malek Boutih, à propos de la venue de Lionel Jospin aux universités d'été du PS).
- "Je n'ai pas le sentiment de tromper ma femme quand je suis avec la France". [Hervé Gaymard, mufle "old school"].
- "L'an dernier, les carottes étaient râpées, cette fois elles sont cuites". (Bernard Poignant). [Poignant !].
- "Les veuves vivent plus longtemps que leurs conjoints". (Jean Pierre Raffarin, raffarinant).
- 2004
· Prix Press club humour et politique : "Je n’imagine pas un instant cette île séparée du continent". (Jean Louis Debré -qui a hérité de l'entonnoir de son père Michel- parlant de la Corse).
· Prix Spécial du Jury : "Cela pourrait faire un film dont le titre serait Mamère Noël est une ordure" [Michel Charasse, l'homme aux bretelles, après le mariage homosexuel de Bègles, ainsi que pour l'ensemble de son œuvre). [Gros con en chef]
Parmi les nommés :
- "À mon âge l’immortalité est devenue une valeur refuge". (VGE, reçu à l’Académie Française, ce qui prouve, si nécessaire, que cette institution accepte n'importe qui en son sein) [Retraité optimiste : l'humour c'est tout ce qui lui reste]
- "La moitié du nuage d’ozone qui sévit dans la région parisienne est d’importation anglaise et allemande". (Roselyne Bachelot). [Et l'autre moitié, elle est en situation illégale ?]
- "Il s’agit presque d’un triomphe à la soviétique, comme on disait dans le temps". [Marie-Georges Buffet, qui s'y connaît, à propos de la victoire de Vladimir Poutine]
- "Ce n’est donc pas un groupe politique, c’est un accélérateur de particules". [François Gerbaud, à propos du groupe UMP du Sénat, présidé par le duc de Rohan, co-vice-présidé par le marquis de Raincourt et Xavier Galouzeau de Villepin "père de" et faux aristocrate, comme VGE]
- "C’est l’union d’un postier et d’une timbrée". (DSK, méchamment, à propos de l’alliance LO-LCR).
- "Heureusement qu’on vous a ; et, en plus, je suis sincère". (Sainte Bernadette Chirac-des-pièces-jaunes, s’adressant à Sarkozy). [En effet, elle l'est, sincère : il leur servait de repoussoir]
- "Quand vous êtes aux affaires vous manquez de souffle ; quand vous êtes dans l'opposition vous ne manquez pas d’air". (Xavier Darcos à des élus PS). [Laborieux]
- "J’ai appris la composition du Gouvernement en regardant la télévision".[Alain Juppé, ancien exilé au Canada -lequel Canada a dû payer pour qu'on le reprenne- au lendemain de la nomination du Gouvernement Raffarin III]
- "Si elle s’appelait République, Ségolène ne séduirait pas nos électeurs" (Philippe de Villiers) [Anti-républicain qui sait de quoi il parle]
- 2003
. Prix Press club humour et politique : "Villepin fait tout, je fais le reste". (Renaud Muselier).
. Prix spécial à Jean Pierre Raffarin pour un an de raffarinades.
Parmi les nommés :
- "Il doit bien rester un angle de tir pour la paix". [Bernard Kouchner, social-traître, porteur de sac de riz pour la galerie]
- "Cette semaine, le gouvernement fait un sans faute ; il est vrai que nous ne sommes que mardi". (François Goulard, lucide).
- "Pour ce que j'avais à faire, je n'avais pas besoin de diplôme". (Christine Deviers-Joncour, Putain de la République).
- "Elle est sortie de mon orbite affective" [Roland Dumas, gros mufle, à propos de Christine Deviers-Joncour, justement]
- 1998
- "On était dans un appartement avec une fuite de gaz. Chirac a craqué une allumette pour y voir clair". [Patrick Devedjian, facho recyclé, à propos de la dissolution de l'Assemblée par Chirac en 1997]
- "Mon mari était jusqu'à présent chômeur, mais je suis en train de changer de mari". (Marie-Noëlle Lienemann).
- "J'ai été avocat pendant 28 ans et Garde des Sceaux pendant 28 jours. Si je suis le seul ministre de la Justice à ne pas avoir commis d'erreur, c'est parce que je n'ai pas eu le temps". (Michel Crépeau, humble et lucide, c'est tout à son honneur). [Rachida D. aurait dû prendre exemple]
- 1997
- "La meilleure façon de résoudre le chômage, c'est de travailler". (Raymond Barre, Raffarin avant l'heure et grand "siesteur" à l'Assemblée).
- "Il est plus facile de céder son siège à une femme dans l'autobus qu'à l'Assemblée nationale" (Laurent Fabius, qui ne doit pourtant pas prendre souvent l'autobus).
- "Ce n'est pas parce que nous sommes un parti charnière qu'il faut nous prendre pour des gonds". [Hervé de Charette, à propos du parti PPDF, racheté depuis par l'UMP pour un plat de lentilles]
- 1996
Prix d'Excellence : "Alain Juppé voulait un gouvernement ramassé, il n'est pas loin de l'avoir". (André Santini, orfèvre)
Accessit :"Je me demande si l'on n'en a pas trop fait pour les obsèques de François Mitterrand. Je ne me souviens pas qu'on en ait fait autant pour Giscard". [Toujours le grand André Santini]
- 1995
Premier prix : "Avec Delors, les socialistes passent de Léon Blum à Léon XIII". (Philippe Seguin).
D Deuxième prix :"Votre peuple a eu l'intelligence de vous élire deux fois". [VGE, retraité amer, à Benazir Bhutto]
TrTroisième prix : "Je ne suis pas sûr qu'on prenne de la hauteur en montant sur une table". [François Baroin, à propos d'un incident de la campagne présidentielle d'Édouard Balladur].
- 1994
Pas de prix décerné, mais un classement est établi :
Premier : "Les assises, c'est un peu dur pour le PS, la correctionnelle aurait suffi". (Jean Pierre Chevènement, à propos d'un congrès du Parti Socialiste).
Deuxième : "Mes détracteurs ont commencé à s'opposer aux charters. La police de l'air a négocié avec la SNCF, on a parlé de train de la honte. Si on décidait d'utiliser les bateaux, on évoquerait l'"Exodus". Il ne nous reste donc, en réalité, que l'autobus ou le vélo" (Charles Pasqua, repris de justice corse et tonton flingueur si on l'embête).
- 1993. Premier prix : "Les socialistes aiment tellement les pauvres qu'ils en fabriquent". (Jacques Godfrain) [Homme de droite qui doit également beaucoup aimer les pauvres]
- 1992. Premier prix : "[Je suis un] Breton d'après la marée noire". (Kofi Yamgnane).
- 1990
Premier prix : "En 1974, les Français voulaient un jeune : ils ont eu Giscard. En 1995, ils voudront un vieux : ils auront Giscard". (Philippe Seguin) [Heureusement, il s'est trompé pour 1995].
Deuxième prix : "Le plan sécheresse n'est pas un arrosage". (Henri Nallet)
Troisième prix ex-aequo :
- "En 1989, sur cinquante-deux évadés, on en a repris cinquante-trois". (Pierre Arpaillange, Garde des sceaux, pris la main dans le sac des chiffres bidons).
- "Le mur de Berlin s'écroule. Un mort : Jacques Delors". (Jean Pierre Chevènement)
Prix du récidiviste : "Mgr Decourtray n'a rien compris au préservatif. La preuve, il le met à l'index". [André Santini, the best]
- 1989. "Saint Louis rendait la justice sous un chêne. Pierre Arpaillange la rend comme un gland". (André Santini, encore lui)
- 1988
Prix de logique : "Quand le moment est venu, l'heure est arrivée". (Raymond Barre, inspirateur de Raffarin).
Prix de bonne conduite : "Même en avion, nous serons tous dans le même bateau". (Jacques Toubon).
Prix de sciences naturelles : "La droite et la gauche, ce n'est pas la même chose". (Pierre Mauroy qui découvre le sens des mots).
Prix d'excellence : "François Mitterrand est le spécialiste du piège à consensus". (Alain Juppé) [Et Juppé, maire de Bordeaux par défaut, qui s'y connaît en pièges à cons, prouve ainsi qu'il peut avoir de l'humour]
Prix du souvenir : "Voici que s'avance l'immobilisme et nous ne savons pas comment l'arrêter" (Edgar Faure, épique).
Conclusion (qui 'engage que moi) :
- les meilleures sont involontaires
- Pas d'humour à l'extrême-droite (les blagues avinées de JM Le Pen ne pouvant entrer dans la catégorie "humour")
- Raffarin nous manque (nan, là je rigole...)
- André Santini est IMPECCABLE !
Allah, marque déposée ?
Dans le cadre de la lutte acharnée (toujours "acharnée", une lutte) que mènent les adeptes des religions monothéistes pour que la leur obtienne le titre de la plus stupide, il faut bien avouer que les musulmans de Malaisie viennent de faire très fort.
Leur dernière idée en date concerne ni plus ni moins le droit d'utiliser le mot "Allah" pour désigner leur idole.
On pouvait supposer que des musulmans (même non arabophones) étaient bien placés pour connaître la signification du mot "Allah" : d'après mes informations, il est composé de deux racines accolées : "al" (article défini "le" ou "la") et de "Illah" ("dieu", "divinité"), terme qui relie le nom au concept même de monothéisme.
La connaissance de la signification de ce mot (à défaut de celle des mot "tolérance" ou du concept de "sens du ridicule") devrait suffire aux Musulmans de Malaisie. Il semble que non.
Les chrétiens arabophones utilisent en effet pour la plupart le mot "Allah" pour désigner leur dieu, de même qu'ils vont dire "Allah Akbar" (dieu est grand) ou "Insha Allah" (si Dieu le veut) ou "Alhamdou lillah" (gloire et louange à Dieu).
Or, on apprend que la marque Allah serait déposée et qu'une église de Malaisie a même été attaquée au cocktail Molotov dimanche 10 janvier 2009 tout simplement pour protester (dans le cadre bien connu du concept de "PAT" -Paix Amour Tolérance- prôné par toutes les religions monothéistes, cela va de soi) contre l'usage du mot "Allah" par les Chrétiens.
La Haute Cour de justice du pays, faisant preuve à mon sens d'ouverture d'esprit, avait en effet eu la mauvaise idée pour ces malades de l'A.O.C d'annuler récemment l'interdiction faite aux Chrétiens d'utiliser le mot "Allah" pour se référer à Dieu et cette décision chatouille désagréablement certains illettrés du pays.
Pour vous donner une idée du niveau, il faut préciser que le gouvernement a lui-même annoncé son intention de faire appel de la décision de la Haute cour de Justice, tout en condamnant (hypocritement) les attaques commises contre les églises (ça s'appelle "cracher en l'air et dire qu'il pleut").
Attribuer ces actes à une frange d'extrémistes islamistes me semble une option assez fantaisiste quand on connaît la tendance qu'ont les Musulmans à se croire détenteurs de la seule vérité et de régler leur sort à ceux qui ont le malheur de prétendre le contraire.
Toujours dans le cadre du "PAT" revendiqué par les religions, mais en plus sanglant, on apprend que dans une autre partie du monde où l'Islam fait des ravages (l'Égypte), six coptes ont été assassinés et neuf blessés à la suite d'une fusillade lors d'un truc assez kitsch que les Chrétiens appellent Noël (le Noël orthodoxe, célébré le 7 janvier).
Ce qui me plaît dans les religions, c'est qu'il n'est pas nécessaire d'en dire du mal : elles se chargent de se discréditer elles-mêmes en rendant leurs adeptes particulièrement stupides (ou bien étaient-ils déjà stupides avant de devenir adeptes, la question mérite d'être posée).
Enfin, la seule consolation, c'est que lorsqu'ils se seront tous massacrés les uns les autres on aura peut-être enfin la paix.
09 décembre 2009
Christ, antéchrist et synchrist
Lorsque l'on pense, comme c'est mon cas, que toutes les religions vendent la même camelote à une population en manque de repères en emballant différemment ladite camelote pour se démarquer de ses concurrents, on est toujours assez fasciné par les subtilités qui peuvent amener les clients (on dit les "adeptes") de chacun de ces marchands de soupe à considérer que la soupe de leurs concurrents est moins bonne que la leur.
Les Protestants considèrent en particulier l’Église catholique comme une aberration, non pas parce qu'elle a présidé à la persécution du protestantisme, mais parce qu'elle serait théologiquement dans l’erreur (il suffisait d'y penser).
Un certain Ian McCrea, député protestant d'Irlande du Nord va même jusqu'à considérer le pape comme l'Antéchrist, ni plus ni moins, considérant qu'il blasphème "Almighty God".
Quant on voit la tronche du député en question sur son site, on comprend d'ailleurs mieux ses délires apocalyptiques et on en vient presque à trouver ledit pape sympathique (c'est dire...).
(Il va de soi que ce monsieur se trompe, car l'Antéchrist c'est moi et personne d'autre, mais ne le répétez à personne).
Tout ça est assez inintéressant me direz-vous, les "débats" religieux étant assimilables (lorsqu'ils ne conduisent pas à des massacres) à ces concours palpitants qui consistent à savoir celui qui a la plus grosse, et les déclarations de ce pauvre homme illustrent assez bien la relativité des diverses chapelles, églises et autres marchands d'opium qui empoisonnent l'existence de l'Humanité à travers le monde.
On pourrait penser que depuis les guerres de religions, ces gens-là, qui prêchent officiellement la tolérance et l'acceptation des autres mais prétendent tous être dans la vérité et se massacrent à qui mieux mieux, s'étaient finalement résolus à faire leur petites affaires dans leurs petites églises à foutre la paix au monde, mais non : ils continuent à se chercher des noises.
Moralité, si les religions n'existaient pas on serait en paix mais on se marrerait moins.










