30 octobre 2007
99% !
28 octobre 2007
Le nouvel ami de Nicolas
On ne nous l’avait jamais faite, celle-là : Kadhafi devrait effectuer une visite officielle en France début décembre, le seul "argument" avancé par l’Elysée (vous savez, cet endroit où réside désormais Nicolas-sans-Pimprenelle) étant que "Le président de la République s'est rendu en Libye en juillet, il est normal que le numéro un libyen lui rende la pareille."
Vous remarquerez le "il est normal" et le "lui rende la pareille".
Ce qui signifie que s’il lui prend l’envie d’aller "rendre visite" à Mahmoud Ahmadinejad, à Kim Jong-il ou à Than Shwe (merci Google), patron de la junte birmane, on aura droit "normalement" à "la pareille", en retour, de ces gens-là ?
Ça nous vaudrait certainement quelques remarques aigres-douces de nos amis européens, jaloux de nos relations.
De quoi vont-ils bien pouvoir parler Nicolas-sans Pimprennelle et son ami Kadhafi : de nucléaire ("civil", le nucléaire, toujours civil), de Mirages, de Rafales, d’infirmières et de médecin bulgares, ou, mieux, de Pimprenelle ?
Est-ce que par exemple, Nicolas-sans-Pimprennelle ne pourrait pas offrir à son pote, lui qui a des moyens et des relations, une paire de lunettes de soleil Prada ?
Je trouve que ça l’ferait pas mal (tant qu'à porter des lunettes moches et/ou vulgaires)…
23 octobre 2007
Apprenez le chinois en pleurant
Ce dessin est paru sur le site "Bétapolitique" (que je vous recommande de visiter).
Mais, l'essentiel, n'est-ce pas, c'est de participer !
Je glande
19 octobre 2007
That makes sense
Voir les choses du bon côté
Le pape et le curé de Carpenedo
A la demande générale, et pour faire rêver la midinette qui sommeille en chacun de nous, voici un petit billet "pipole" concernant les vacances de Benoît, parce qu'il le vaut bien et que "Glagla", "Voichie", "Franche Démence", "Water Closet", "Y Chie Paris", "Pubis", "Coin de Rue Images Immondes" ne lui accordent que très rarement l'honneur de leur première page.
Carpenedo
est un hameau de Vénétie qui serait resté inconnu de la majeure partie de la population du
globe si le brave curé qui y officie n’avait eu récemment un coup de sang à
propos du coût des vacances papales dans une petite (576 habitants) commune de la
région, Lorenzago di Cadore pour être précis, et s’il n’avait fait connaître
son mécontentement en prenant sa plus belle plume pour une lettre ouverte à
Benoît, représentant de dieu sur terre et, accessoirement, chargé de défendre
les pauvres et les opprimés face aux pouvoirs maléfiques de l’argent.
Ainsi donc, le père Armando Trevisiol s'est fâché tout rouge.
Le padre Armando Trevisiol
Retenez son nom, car il devrait aller tout droit au
paradis, contrairement à son patron Joseph Alois Ratzinger, alias Benoît
XVI (en latin Benedictus XVI, en italien Benedetto XVI, en allemand
Benedikt XVI, en espagnol Benedicto XVI, en portugais Bento
XVI, en anglais Benedict XVI, en polonais Benedykt XVI –en chinois
je sais pas) qui risque, lui, de passer par la case "Purgatoire"
pour avoir, si je ne m’abuse, docteur, été enrôlé pendant la seconde guerre mondiale dans
ce qu’il faut bien appeler les "Jeunesses hitlériennes" (ce qui
était, accordons-le lui, obligatoire à l’époque), puis "versé" dans
la DCA allemande pour finir dans la Wehrmacht, ce qui fait quand-même beaucoup pour un seul pape.
Ceci n'empêchant d'ailleurs pas ce cher Benoît de déclarer dans ses mémoires n'avoir "jamais tiré un seul coup...de feu".
Admettons.
Mais
revenons à nos moutons, c’est-à-dire à la cause de la sainte
colère de notre brave padre Armando Trevisiol.
Eh
bien, voyez-vous, en France nous avons un président-empereur qui passe ses
vacances avec madame et sa smala, "à l'invitation d'amis", dans l’immense
villa d’un ancien haut dirigeant de Microsoft (Mike Appe), villa sise dans la
station américaine huppée de Wolfeboro, (New Hampshire, pour ceux qui connaissent les statesses).
Le tout pour un coût
évalué à 30.000 dollars par semaine (le salaire
du président s’élevant, pour mémoire, grosso-merdo, à 6.000 euros par mois).
Mais,
bon, ne barguignons pas pour quelques dizaines de milliers de dollars,
considérant que notre président-empereur a dû économiser dur pour se payer ses
vacances bien méritées.
Par contre, "sa sainteté" (c’est comme ça qu’on appelle le
monsieur qui habite au Vatican) n’est pas empereur et il est censé, lui, donner
l’exemple : après tout il n’a pas, jusqu’à preuve du contraire, dans ses
relations intimes François Bolloré, Martin Bouygues, Serge Dassault ou Arnaud Lagardère,
ce dernier considérant d’ailleurs notre président-empereur (sa pensée nous guidera à
jamais) "non pas comme un ami, mais comme un frère".
D’accord, j’en viens au fait : il s’avèrerait que le coût des vacances d'été du pape
Benoît XVI à Lorenzago di Cadore, du 9 au 27 juillet 2007, serait estimé à un million d'euros (coût incluant l’aménagement
et la sécurisation des lieux), ce qui n’a pas manqué de choquer
notre vieux curé dénonçant dans sa lettre ouverte un "privilège de caste"
bien loin de la pauvreté évangélique de Jésus.
Cette
lettre serait sans doute passée inaperçue si elle n’avait été relayée par L'Unita,
horrible journal de gauche, et n’avait ensuite fait le bonheur des médias italiens.
Et
que dit-il ce cher padre dans sa lettre ?
Eh
bien, avec ses mots, il relève qu’il y a comme une contradiction entre le
statut de sa sainteté et l’argent dépensé pour sa villégiature :
"Cher
pape, ça ne va pas. Quand tu te regardes dans la glace, ton visage doit être
celui du Christ sur terre (...) mais comment durant de telles vacances peux-tu
ressembler à Jésus, mon maître comme le tien, qui n'avait même pas une pierre
pour poser sa tête ?"
"Trop
de tes fils ne vont pas en vacances pour que tu puisses te permettre des
vacances de deux milliards" (de lires).
Le pape n’ayant pas pourtant, officiellement, d’amis milliardaires, il avait été très simplement logé dans une propriété mise à sa disposition par le diocèse de Trévise.
La villa de la petite propriété
Comme
il se doit en pareil cas, le Vatican n'a fait aucun commentaire.
Moi
cette info me fait un peu honte : en effet, je trouve que Sarko il nous la
joue plutôt "cheap" avec ses quelques dizaines de milliers de dollars.
16 octobre 2007
France, terre d'asile
Le Pen en rêvait, le gouvernement de Kärcher Ier, empereur des "Français de souche" l’a fait : les agents de l’ANPE et de l’Assedic ont reçu la consigne de transmettre "systématiquement" aux Préfectures de département, à compter du 1er octobre, copie des titres de séjour et de travail des demandeurs d’emploi étrangers "pour vérification" (!).
Et afin d'éviter que ces documents (transmis par la poste jusqu’à la mise en place d’une procédure de traitement électronique) ne s’égarent, ils doivent être transmis (chaque jour) par envoi recommandé avec accusé de réception.
Ça c’est de l’organisation !
Pour que la chose soit encore plus crade il est même demandé à l'Assedic de "différer le traitement de la demande d'allocation" chômage, pour tout travailleur étranger, dans l'attente d'une réponse de la préfecture :
"Si
la préfecture informe l'Assedic de la non validité du titre de séjour
dans un délai de 48 heures (...), l'inscription est annulée
informatiquement".
Donc, en clair, les agents de l’ANPE et de l’Assedic
vont devenir des auxiliaires de police, la fusion prévue de ces deux
organismes permettant, à n’en pas douter, une plus grande efficacité
dans la chasse à l’étranger.
Et
comme, malgré tout, on craint, en haut lieu, que cette nouvelle
disposition ne crée une certaine méfiance de la part des personnes
concernées (dame !), il a été demandé aux nouveaux auxiliaires (malgré eux)
de police de faire en sorte que la chose ne s'ébruite pas trop : Denis
Lalys de la CGT Unedic précise en effet qu'on a demandé aux agents "de ne rien dire aux demandeurs au motif que nul n'est censé ignorer la loi".
Ça, c'est du cynisme ou je ne m'y connais pas !
Par
contre, les entreprises qui embauchent des travailleurs au noir, avec
ou sans papiers, n’auront pas trop de soucis à se faire, car la
transmission des titres de séjour aux préfectures ne se fera que "s’il
y a doute" afin de..."dégager leur responsabilité pénale vis-à-vis d'un éventuel contrôle".
Je ne sais pas pourquoi, mais je sens là comme une petite faveur faite au Médef,
car il est bien connu que les employeurs, "lorsqu’il y a doute", se
gardent bien de faire du zèle, étant donné qu’il leur est plus facile
et moins coûteux d’exploiter quelqu’un qui est en situation illégale.
D’autant plus qu’on n’est pas obligé de leur faire un contrat de travail (Et puis quoi encore ? Pourquoi pas le SMIC, tant qu'on y est ?) et qu’on peut les virer comme on veut.
Je n’ai pas connu cette heureuse époque, mais il me semble que la mise en place par le gouvernement de Vichy en 1940 de la politique antisémite participait de la même démarche : l’ensemble des administrations françaises, c'est-à-dire tous les fonctionnaires (agents des préfectures, policiers, personnels judiciaires, employés municipaux)
étaient tenues de participer à l’épuration de la société française des
Juifs, en particulier par le contrôle et le fichage de la population
juive.
Pour des raisons techniques, par contre, à cette époque, on ne parlait pas encore de l’utilisation des tests ADN.
Après les rafles à la sortie des écoles et les "contrôles ciblés" autour des camions des Restos du Cœur,
nous atteignons donc une nouvelle étape dans la mise en place d’une
politique qui doit faire de notre beau pays, un zone de droit où les
étrangers, s’ils ne sont pas Américains (du nord), ou européens (de l’ouest) n’auront pas leur place.
Montesquieu qui, dans le livre XI de son "Esprit des lois" concluait sur la nécessaire séparation des forces législative, exécutive et judiciaire* est bien loin.
Mais comme le disait notre empereur Kärcher, petit père des Français de souche (bien que d’origine hongroise), "Ensemble, tout est possible !"
*["C’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser (...) Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir"]
04 octobre 2007
FREE BURMA
Des blogueurs dans le monde entier préparent une action pour supporter
la révolution pacifique en Birmanie. Il s'agit d'exprimer sa solidarité
avec tous les Birmans qui se révoltent sans armes contre la dictature.
Les blogueurs sont invités à ne pas alimenter leur blog pendant la
journée du 4 octobre, en ne publiant qu'un seul billet avec le texte “Free Burma”.
















