22 décembre 2007
C'est vrai que vaut mieux s'appeler Jean Dupon(t/d)
...
et aller à la messe tous les dimanches.
Abdeljalel
El Haddioui s’appelle
Abdeljalel El Haddioui
et il est Français.
Comme
son patronyme l’annonce, il est d’origine étrangère, tout comme Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de
Nagy-Bocsa s’appelle Nicolas,
Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa est Français d’origine étrangère.
Il
se trouve que le second fait actuellement "Président [un peu "bling-bling"] de
la République Française" et applique ou fait appliquer,
selon la loi bien connue du plus fort, des lois qui restreignent drastiquement
l’immigration et favorisent (c’est
un euphémisme) le retour au pays de ceux qui n’ont pas l‘ADN ou les
papiers nécessaires pour résider dans notre beau pays (Vous savez, ce pays qui a comme devise "Liberté, Égalité, Fraternité") et qui avait déclaré
à
Alger, le
29
novembre dernier qu'il était résolu à combattre l'"antisémitisme et
l'islamophobie"
.*
Et
avait auparavant, à l’'université de Dakar, en juillet déclaré, entre autre
calembredaines que "
le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain
n’est pas assez entré dans l’histoire
".
Le
second, lui, est policier (à la
police aux frontières à Paris !).
Toutefois,
il n’est pas d’origine hongroise mais "fils d'un tirailleur marocain
de l'armée française", naturalisé français, et devenu policier, comme il
explique, "pour que mes enfants soient fiers de moi, par geste
d'intégration républicaine".
Pourquoi
je vous dis ça ?
Eh
bien parce que Abdeljalel El Haddioui a été éliminé du concours
d'officier à cause, selon lui, de questions racistes posées par le jury présidé
par le préfet à l'Inspection générale de l'administration Jean-Michel
Fromion**.
Je
vous laisse juges :
"Faites-vous
le ramadan?",
"votre
femme porte-t-elle le voile?",
"votre
avis sur la corruption des fonctionnaires de police marocains?",
"vous
ne trouvez pas bizarre ce gouvernement de la France avec des ministres arabes
et un président à moitié hongrois?" (sic).
Une
simple note de 8,6/20 lui aurait permis de figurer parmi les 20
admis sur 700 candidats de départ.
Or, M. Abdeljalel El Haddioui, avait obtenu des
notes supérieures à la moyenne.
Mais
voila, par malchance, il était le seul candidat "d’origine
arabo-musulmane" sur 50 admissibles à l'oral et a reçu une note
éliminatoire de 4 sur 20 à l'épreuve d'entretien, dotée du plus fort
coefficient.
Monsieur
Abdeljalel El Haddioui s’étonne, à juste titre me
semble-t-il : “est-ce
qu’on a demandé aux autres s’ils fêtaient Noël ou la Toussaint, et ce qu’ils
pensaient de la discrimination positive ?”
Il va se soi que, interrogé
par l'AFP sur la véracité du contenu de l'entretien, le préfet à l'Inspection
générale de l'administration et président du jury, Jean-Michel Fromion,
s’est, selon la formule, "refusé à tout commentaire".
La
Halde (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Égalité)
a donc adressé une "demande d'information" au ministère de
l'Intérieur, où "une réponse [serait] en préparation"
Azouz
Begag
(qui n'était pas alors "ministre délégué à l'égalité des chances", mais "simplement" sociologue) avait déjà transmis en 2004 un
rapport au ministre de l'Intérieur où il s’interrogeait sur les questions
"tendancieuses posées aux jeunes issus de l'immigration qui voulaient
devenir gardien de la paix.
Une
étude de l'Institut national des hautes études de sécurité (Inhes) organisme
gouvernemental, portait en effet sur les mécanismes discriminatoires des procédures de
recrutement
.
Tout
ça paraît bien banal, n’est-ce pas ?
Ce
qui l’est moins c’est que M. Abdeljalel El Haddioui n’a pas l’intention
de se laisser faire et qu’il l’a fait savoir.
Aux
dernières nouvelles, je ne sais pas ce qu’il est advenu de cette histoire, mais
c’est tellement symptomatique de ce qui se passe depuis quelques années en
France, qu’on est tout étonnés que cela se soit su.
Que
va faire Super Kärcher Ier pour retomber sur ses pattes ?
Virer
le préfet ?
J’en
doute fort.
Tout
au plus sera-t-il poussé à demander sa retraite anticipée ou sera-t-il
"muté" dans une région de bords de mer..
Douce
France.
*[En
profitant en passant, pour faire un amalgame entre les personnes d’origine
musulmane mais laïques (parlerait-t-on de "cathophobie" pour
désigner la haine éventuelle des Français de confession catholique mais non
croyants ?) et les musulmans pratiquant "ostensiblement" leur
religion (les musulmans laïques sont même souvent traités d'"islamophobes"
par les intégristes).]
**[Militaire
de carrière, connu également pour avoir
, employé la manière forte (grenades soufflantes et
lacrymogènes, coups de matraques, coups de pied, chiens-policiers) contre de
pacifiques militants anti-OGM.![]()
Petit rappel qui ne mange
pas de pain : les préfets sont "garants de la continuité de l'État et
notamment de ses fonctions régaliennes (police, organisation des secours...)"]
20 décembre 2007
Sarkozy à Canossa
Décidément, l’hyperactif écajulateur crépoce qui
nous tient lieu de président n’en finit pas de faire ou de dire des conneries.
La dernière en date (après la
réception du "Guide" libyen qui la lui a mise bien profond),
voila-t’y pas qu’il est allé faire la bise l’obersturmbahn Ratzinger,
où il a reçu le titre de …"unique
chanoine honoraire" de la basilique, titre paraît-il conféré
au souverain ou président français depuis Henri IV.
Et de nous sortir un discours sur les
religions qui peuvent "contribuer
à éclairer nos choix et construire notre avenir".
On ne me l’avait jamais faite
celle-là.
Même Chirac (JC pour les croyants), l’époux de sainte
Bernadette-aux-pièces-jaunes, n’avait pas osé.
Et il en a rajouté dans le n’importe
quoi en déclarant que "Face à
l’effacement des repères et aux bouleversements dans les sociétés, je veux dire
par ma présence ici que nous avons besoin de la contribution de l’Eglise
catholique comme des autres courants religieux et spirituels pour éclairer nos
choix et construire notre avenir."
Si ça c’est pas l’alliance du
politique et du goupillon anti-laïque, il faut m’expliquer ce que c’est.
En tous cas, entre une Eglise
catholique homophobe, anti-avortement, anti-féministe, anti-moderne
pour tout dire, et un Islam qui crie au sacrilège ou la fatwa pour un oui ou pour
un non, l’éclairage de nos choix reste assez limité : c’est le couvent,
l’église tous les dimanches, pas de sexe avant le mariage, pas de plaisir quel
qui soit (le plaisir c’est le péché).
Entre ça et les femmes voilées ou emperruquées et les barbus cachers
ou hallals, on est assez mal barrés pour "construire notre avenir"
comme on l’entend, si on considère comme Mao-Tsé Toung
(et moi) que "la bouse de vache est plus utile que les dogmes
: on peut en faire de l'engrais".
Nous v’la bien : après Christine "j’ai toujours une
bible dans mon sac" Boutin qui fait de l’espionnage au service de l’Opus
Dei, nous avons maintenant un président, fraîchement divorcé (ou en instance
de) qui parle comme un curé.
On n’a pas fini d’avoir honte.
13 décembre 2007
Une voiture halal ?
Lorsqu’elle n’est pas dramatique (ce qui est, hélas, souvent le cas), l’actualité est décidément une source inépuisable de rigolade et elle le restera tant que nous aurons pour l’alimenter la religion et la politique ainsi que de sinistres clowns comme Ratzinger, Bush ou Ahmadinejad.
Le panzercardinal Ratzinger, alias Benoît XVI
Il faut bien dire que Kärcher Ier (que sa pensée
illumine les ténèbres pendant un millénaire) a fort à faire face à de tels
concurrents.
Mais bon, il se défend bien, le bougre.
Ahmadinejad Peace & Love
Pourtant l’Iran des barbus vient à nouveau de faire très fort par la bouche de Manouchehr Manteghi, directeur exécutif de IranKhodro, le premier constructeur automobile iranien (ce qui nous permet au passage d’apprendre que l’Iran fabrique des voitures).
Sarkozy
En effet, après le Mecca Cola,
soda "engagé" censé concurrencer le Coca Yankee, voila-t’y pas que nous allons
avoir droit à une "voiture
islamique", fabriquée uniquement dans les pays musulmans :
"La voiture islamique sera une marque commune aux
pays membres de l’Organisation de la conférence islamique, dédiée aux marchés
musulmans et visant à développer leur économie", a déclaré ce monsieur lors
d’une conférence de presse.
Bush Monkey
On ne connaît pas encore le design de ce véhicule halal, mais on sait déjà que "tout
pays musulman intéressé sera le bienvenu pour prendre part à la production.
Alors bien sûr, on
peut subodorer dores et déjà qu’il ne pourra pas être conduit par des femmes,
qu’il utilisera uniquement de l’essence musulmane et qu’il aura le vitres
teintées afin que personne ne puisse éventuellement apercevoir un bout du voile
d’une passagère.
Il ne pourra, je suppose, rouler
que dans une seule direction, celle de la Mecque et sera programmé pour s’arrêter
pile aux heures de la prière.
Par contre, il n’est
pas précisé si des non musulmans auront l’autorisation de le conduire.
A suivre, donc.
Deux prototypes de voitures islamiques
11 décembre 2007
Coutume locale
09 décembre 2007
"Sobald das Geld im Kasten klingt, Die Seel’aus dem Fegfeuer springt"
"Aussitôt que l'argent tinte dans la caisse, l'âme s'envole du
Purgatoire"… (Johann Tetzel - 1465-1519)
Depuis
au moins Martin Luther -non, pas le "King" qui "had a dream" :
le premier, celui qui fut à l’origine du protestantisme (1483/1546)- on pensait naïvement que la pratique des indulgences*, qui consistait pour les cathos, moyennant finances, à se laver de leurs péchés (l'église jouant sur la peur de l’Enfer) était
rangée au rayon du folklore religieux, au même titre que les papes "borgiesques", les directeurs du marketing du
Vatikan ayant compris que ces pratiques, si elles avaient
l’avantage d’être rigolotes, ne faisaient pas très grand cas de la notion de
péché**.
Eh
bien non, savez-vous.
Le
clown Ratzinger, l’inénarrable Benoît XVI, un rêve d’anti-clérical à lui tout
seul, vient, pour la troisième fois depuis qu’il a le droit de porter la jolie
robe (et la tiare !) de pape des
cathos, d’accorder aux pèlerins se rendant à Lourdes entre le 8 décembre 2007 et le 8
décembre 2008 "l'indulgence
plénière"***.
Après
les participants aux Journées mondiales de la jeunesse de Cologne (août 2005),
et les malades (février 2007) ce sont
donc des trains entiers (Paris/Lourdes : voir les tarifs sur SNCF.com) qui auront
permis auxdits pèlerin-pécheurs d’échanger pour un an au moins un aller simple pour l’Enfer contre un aller simple pour le
Purgatoire en attendant mieux.
Il s'agit-là, de toute évidence, d'une tentative désespérée de l'Eglise catholique pour essayer
de ramener dans son giron un maximum de brebis égarées, à moins qu'on ait là un accord commercial tout ce qu'il y a de plus classique entre la CCI de Lourdes et le Vatikan qui prend son pourcentage sur les bénéfices au passage, en échange de sa promotion.
Entre le musulmans qui promettent le paradis direct avec sept dizaines bien pesées de vierges pour les martyrs et le catholicisme qui vous lave plus blanc que blanc de vos péchés si vous allez acheter une statuette ultra kitsch à Lourdes (paradis des marchands de colifichets pour mettre sur le napperon de la télé), les religions ne savent plus quoi faire pour rameuter le client.
Art Lourdesque
Le sens du ridicule n’est plus ce qu’il était.
*[Le canon définit
l'indulgence comme : "la rémission devant Dieu de la peine
temporelle due pour les péchés dont la faute est déjà effacée, rémission que le
fidèle bien disposé obtient à certaines conditions déterminées, par l'action de
l'Église, laquelle, en tant que dispensatrice de la rédemption, distribue et
applique par son autorité le trésor des satisfactions du Christ et des
saints."]
***[Au XVIe
siècle, le trafic des indulgences, monnayées par les papes, avait provoqué la
rupture du moine Martin Luther avec la papauté et entraîné la Réforme.
Quant à Voltaire, qui
aurait dit qu’"Après avoir
ainsi composé avec les hommes, on composa ensuite avec Dieu", il semble
qu’il ait surtout critiqué les abus qui entachaient la pratique, et accusait
même la tarification de ne pas avoir été approuvée par un concile (!).]
***[L’indulgence est dite partielle ou plénière, selon qu’elle libère partiellement ou totalement de la peine temporelle due pour le péché.
Les
actes auxquels sont attachés une indulgence plénière ne mangent pas de pain, il
s'agit de :
- réciter le chapelet dans une église ou à plusieurs.
- une demi-heure d'adoration.
- une demi-heure de lecture de la Bible.
- recevoir la bénédiction papale urbi et orbi à Pâques, à Noël, ou lors de l'élection d'un nouveau pape, même par des moyens audiovisuels (on est son temps ou on ne l'est pas).]
03 décembre 2007
En France, on met les enfants en prison
...lorsque leurs parents sont sans papiers.
Ca, c'est depuis que Môssieur Sarkozy est au pouvoir et ça me fait honte, très honte.
A quoi bon faire une note là-dessus ?
Allez plutôt voir là .
02 décembre 2007
Benoît XVI chie dans sa soutane
La pauvre tache qui se terre au Vatican est non seulement gâteux mais c’est également un faux-cul de première et un grand froussard devant l'Eternel Absent.
En termes plus diplomatiques, on peut dire qu'il pratique ce qu'on appelle la "Realpolitik" qui consiste tout simplement à s'aligner sur la loi du plus fort.
En effet, alors qu’en octobre dernier un
responsable (anonyme) du Saint Trou-du-cul avait déclaré à des journalistes que le saint Obersturmbahnführer recevrait le dalaï-lama le 13 décembre, le
Vatican vient d’annoncer qu’il n’avait jamais été question de le rencontrer : "L'audience n'a jamais été annoncée, puisqu'elle n'a jamais été fixée".
Le fait que les autorités chinoises aient
déclaré, selon leur bonne vieille habitude du chantage (cf. Taïwan), que cette rencontre risquait de
"heurter les sentiments du peuple chinois" (lequel peuple chinois doit s’en foutre
comme de sa première boulette de riz) et que Pékin en appelait à "la
sincérité de sa volonté d'améliorer les relations" en menaçant le Vatican, pour faire bonne mesure,
de sérieuses répercussions n’a certainement rien à voir avec ce revirement.
Question théologique : est-ce que la frousse est un péché mortel ?
Question subsidiaire : la "Realpolitik" est-elle compatible avec la parabole de la brebis perdue (Luc 15:1-7) ?

















