07 novembre 2009
Humour et politique
Je sais ce que vous devez penser : a
priori, politique et humour sont deux termes plutôt antinomiques et déjà, pour
décider de faire de la politique, il faut sacrément en manquer (d'humour).
Tout au plus, hommes et femmes politiques
peuvent nous faire bien rigoler, mais c'est toujours involontaire (Ah ! La prieure du
Carmel, sœur blanche de l'agonie du Christ, alias Christine Boutin, ci-devant ministre de
l'habitat, brandissant pathétiquement sa Bible à l'Assemblée Nationale !).
Enfin, elle est plutôt sinistre et je doute
d'ailleurs qu'une grenouille de bénitier de sa trempe puisse avoir conscience
de ce que signifie le mot "humour".
En période électorale, lorsqu'ils nous
débitent l'habituelle promesse de nous raser gratis le lendemain (cf. Sarkozy candidat à la
présidentielle, promettant, s'il est élu, que "plus personne ne soit obligé
de dormir sur le trottoir" -on attend encore), on peut à la limite
doucement rigoler, mais ce genre d'exercice s'assimile plus à du sinistre
foutage de gueule, qu'à de l'humour à proprement parler.
Toujours est-il qu'il
existe depuis 1988, un Club
de l'humour politique, créé par Jacqueline
Nebout, ex conseillère chiraquienne, proche (nobody's perfect) d'un homme à qui il est arrivé
bien des misères, et qui n'en a pas moins resté totalement antipathique (j'ai nommé, non pas Charles Pasqua, mais
Jean
Tibéri) qui décerne chaque année (pas Jean Tibéri, le club en question) un prix de l'humour en politique,
qu’il s’agisse d’humour volontaire ou involontaire (ce dernier étant, il faut l'avouer, le plus courant et le
meilleur).
Ci-dessous, histoire de ne pas totalement
désespérer, donc, de la classe politique, le dernier palmarès et un rappel des
précédents.
- 2009
Prix spécial du Jury : "Le chef de l'Etat appelle parfois Brice Hortefeux pour ne rien lui dire. C'est la preuve de
la qualité de leurs relations" (Luc Chatel).
[Celle-là, elle doit être involontaire].
Prix des internautes: "Tu as prévu de filer les clés de
l'UMP à Xavier Bertrand
; tu devrais en garder un
double".
(Jean-François
Copé ).
[Apparemment grand connaisseur des mœurs politiques].
Parmi les nominés, nous
avions également :
Jean-Christophe
Cambadélis : "Si Ségolène
Royal s’excuse chaque fois que Sarkozy fait une boulette, elle va passer sa
vie à genoux".
[Et un homme de gauche né à Neuilly-sur-Seine doit connaître son président sur
le bout des doigts].
Martine Aubry, Première
secrétaire du PS : "Ségolène
Royal aura la place qu’elle souhaite dans le PS, même si la plupart sont déjà
occupées". [C'est à ce genre de propos qu'on reconnaît les
bonnes copines].
"Je doute que le
comité Balladur réussisse là où Jules César a échoué" [chans l'axchent]. Valéry
Giscard-d’Estaing, retraité [A
raté sa vocation : il aurait dû faire du cabaret], à propos d’un
éventuel rattachement de la région Auvergne à la région Rhône-Alpes.
Christine Lagarde,
Ministre de l’Economie, à qui l’on suggère de devenir Commissaire Européen : "Pourquoi pas entraîneur du PSG ?".
[Au point où en est le PSG, il n'a en effet rien à perdre].
"Il ne faut pas que
le PS se laisse électrocuter par ses courants" : Najat Belkacem,
[Ca, c'est avoir le l'humour, la dent dure et l'esprit avisé].
Mention spéciale à
Guillaume Bachelet, Secrétaire National à l’Industrie du PS : "La présidentielle, Hollande y pense
en nous rasant". [Félon !]
Roselyne
Bachelot, après la victoire des handballeurs français aux Championnats du
monde : "Dans les
vestiaires, nous n’avions qu’un mot : énorme !". [A quoi
pensait-elle, la gaffeuse en chef ?]
Jean-François Copé,
Président du Groupe UMP à l’Assemblée Nationale : "Moi vivant, il n’y aura pas d’augmentation de la redevance".
[Mort de rire !]
"Je suis Sarkoziste
jusqu’au bout des globules" : Nadine Morano, Secrétaire d’Etat chargée de la
famille. [Dans son malheur, elle reste donc lucide].
"J’ai inspiré Obama
et ses équipes m’ont copiée" : Ségolène Royal, de retour des Etats-Unis. [Le
jet-lag, sans aucun doute].
"Mes cheveux
raccourcissent au fur et à mesure que mon expérience croît" : Christine Albanel,
cheveux longs et idées courtes.
"Tu as prévu de filer
les clés de l’UMP à Xavier Bertrand ; tu devrais en garder un double". Jean-François
Copé, grand connaisseur des us et coutumes en politique, s’adressant à
Nicolas Sarkozy.
Jean-Pierre Raffarin,
raffarineur en chef : "Le tour de taille n’est pas un handicap au
Sénat". [C'est même un plus].
"Le PS est mal
portant ; et comme je respecte les hôpitaux, je baisse la voix comme on doit le
faire quand il y a un malade dans la place". Michel Rocard, has been.
[Pas vraiment marrant, l'amer Michel…].
Mention spéciale à François Gerbault : "Le système des quotas a été inventé par un Sénateur romain : Numerus Clausus". [Humour ou inculture ?].
- 2008
Prix Press club humour et
politique : "Sarkozy, c’est le seul qui a été
obligé de passer par l’Elysée pour devenir Premier Ministre" (Jean-Louis
Borloo). [En passant, ce monsieur devrait
faire un procès à son coiffeur].
Prix spécial : "Le Parti socialiste est un parti
sans leader. François
Bayrou est
un leader sans parti. Ils sont faits pour fusionner" (Xavier Bertrand ). [Et ça
donnerait un trou noir ?]
Les nominés :
"Il m'a fait
l'impression de l'amant qui craint la panne" (Ségolène
Royal à propos de François Bayrou qui
refuse que Mme Royal monte le rencontrer à son domicile parisien entre les deux
tours de la présidentielle). [Pour une fois, je comprendrais Bayrou].
"Johnny Hallyday
qui annonce son intention de rester français et Bernard Laporte qui entre
au gouvernement, c'est une période faste pour l'intelligence française" (François Goulard)
[Député UMP mais malgré tout plein d'humour si cette phrase était bien du
second degré -sinon, c'est un gros blaireau].
"Les retraits de l'UIMM, c'est mieux que la valise
RTL"
(Jean-Claude Mailly).
"Pour faire face à
la hausse du prix du pétrole, je conseille aux Français de faire du vélo" (Christine Lagarde,
la
ministre de l'économie que le monde entier nous envie mais nous recommande
chaudement de garder chez nous). [D'après ce que j'ai cru percevoir de ce
personnage, ce n'est pas de l'humour, c'est de la connerie pure].
"Je me retrouve avec
la journée des droits de l’homme sur les bras et Kadhafi sur le tarmac" (Rama Yade). [Très bon ça !].
"Fadela Amara au
Gouvernement, cela montre les limites du casting à la Fogiel" (Nadine Morano) et réponse de
l'intéressée : "J’ai tendance à croire que Nadine Morano
c’est la Castafiore").
[Cet échange tient plus du crêpage de chignons que de l'humour].
"Le bobsleigh, c'est
comme l'amour : on hésite au début, on trouve cela très bien pendant et on
regrette que cela soit déjà terminé après" (Roselyne
Bachelot-Narquin, à la suite d'un tour en bobsleigh. [Décidément, après les
vestiaires de hand-ball ça la travaille].
"C’est un combat
essentiel que celui de la laïcité, il a causé, Dieu sait, beaucoup de morts
dans notre pays" (Dominique de Villepin,
clearstramer joliment
mèché). [Léger]."Je
vous le promets, nous aurons d'autres victoires" (François Bayrou)
le soir de sa raclée aux municipales de 2008. [Il avait dû boire pour oublier].
"Je voulais voir les
Antilles de vive voix" (Bernard Laporte,
ex-joueur et ex-entraîneur de rugby –ceci expliquant cela) en Guadeloupe.
"Vous avez vu comme
Monsieur Sarkozy est populaire en forêt amazonienne ?"
(Christian Estrosi, en
Guyane. [Perfide ! J'adore…]
"Il faut avoir
conscience de la profondeur de la question du sens" (Jean-Pierre Raffarin,
raffarineur en chef, inégalable et fumeux, comme toujours -devenu donc
sénateur).
"Bernard Palissy
brûlait ses meubles. Bayrou brûle ses élus. C’est la stratégie de
l’anéantissement" (Jean Arthuis).
"On ne peut pas
s’entendre avec tous les ministres, car tous les ministres ne peuvent pas
s’entendre" (Eric
Besson). [Mais encore ?].
"Sarkozy est passé
de la présidence bling-bling à la présidence couac-couac" (François Hollande,
ex de…). [Facile…].
"Souvent les
courants d’air proviennent de ce qu’il y a trop d’ouverture" (Josselin de Rohan-Chabot).
[Avec son pedigree et un passif de cette ampleur, il va de soi qu'il ne pouvait
être de gauche : il ne faut pas demander à ces gens-là de parler d'ouverture,
c'est un mot obscène].
- 2006
Prix Press club humour et
politique :
"Même quand je ne dis
rien, cela fait du bruit" (Ségolène Royal).
[Bécassine, c'est sa cousine].
Parmi les nominés :
"Le pétrole est une
ressource inépuisable qui va se faire de plus en plus rare" (Dominique de Villepin).
[En grande forme].
"Mes idées n'ont pas
pris une ride" (Arlette
Laguilller, trésor national). [Le plus beau, c'est que c'est vrai et
d'ailleurs, elle non plus n'a pas pris une ride. Sacrée Arlette !].
"Mettre une taxe sur des billets d'avion qu'on ne
paye jamais, c'est un comble pour un président" (Odile
Saugues). [Lèse majesté].
"Ségolène, elle
séduit au loin et irrite au près" (Jean-Pierre Raffarin),
observateur).
Je ne l'ai pas beaucoup
côtoyé à l'Élysée, on peut ne pas prendre le même escalier" (Bernadette Chirac, à
propos Dominique de Villepin). [Elle ne pensait certainement pas faire de
l'humour, c'est pas son genre].
"J'entends ceux qui
manifestent mais j'entends aussi ceux qui ne manifestent pas" (Dominique de Villepin, très Jeanne d'Arc, à
propos des manifestations anti-CPE). [Après coup, on se dit qu'il aurait dû
plus écouter les premiers que les seconds].
"En France, ce ne sont pas les couilles que l'on coupe mais
la tête" [Nicolas Sarkozy, classe,
tel qu'en lui-même, répondant à Dominique de Villepin
qui aurait dit, également tout en distinction : "Nous
sommes en 14, c'est la guerre des tranchées, moi j'ai des couilles").
"Le Hamas a voulu
faire une croix sur Israël" (Philippe Douste-Blazy,
né à Lourdes -sic) [Irrécupérable]
"Cette année, les
corbeaux volent en escadrille" (Jean-Pierre
Chevènement, mis en cause dans l’affaire Clearstream)
Docteur Sarko et Doc Gynéco, c'est la com' et
la came" (Philippe de
Villiers, concernant le soutien du "rappeur" à la candidature de
Nicolas Sarkozy).[Celle-là, elle est nulle, mais bon c'est de Villiers : faut
pas trop lui en demander].
"Je préfère dire
voici mon projet que mon projet c'est Voici"(Laurent Fabius, [Né dans
la rue dans le XVIème arrondissement à Paris et plutôt lecteur de "Coins de
rue Images Immondes") amer, à propos de Ségolène Royal].
"C'est la
première fois qu'un déserteur passe ses troupes en revue" (Pascal Terrasse, à propos
de Lionel Jospin, arlésienne en Ré)
"Les coupures de presse sont celles qui cicatrisent le plus vite" (Patrick Devedjian, philosophe libertaire).
- 2005
Prix Press club humour et
politique :
"Je ne suis candidat à
rien" (Nicolas Sarkozy). [if only...].
Prix Spécial du Jury pour VGE, joueur
d'accordéon à ses moments perdu, sinon, prétendu dragueur de
princesse de Galles, pour l’ensemble de son œuvre
et notamment pour ces deux phrases au sujet du projet de
Constitution Européenne :
"C’est un texte
facilement lisible, limpide et assez joliment écrit : je le dis d’autant plus
aisément que c’est moi qui l’ai écrit".
"C’est une bonne idée d’avoir
choisi le référendum, à condition que la réponse soit
oui".
Parmi les nominés :
"Le miracle
permanent des Verts, c'est que les gens nous attendent encore pour refaire le
monde"
(Jean
Luc Bennahmias).
"À l'Assemblée on
s'occupe des JO et on laisse les Jeux paralympiques au Sénat" (Jean Louis Debré,
fils de son père, c'est déjà beaucoup dire).
"Si Bush et Thatcher avaient eu un enfant ensemble,
ils l'auraient appelé Sarkozy
"(Robert Hue). [Le pire, c'est
que Sarko a dû prendre ça comme un compliment].
"J'étais partisan du
non, mais face à la montée du non, je vote oui" (Manuel
Valls, esprit de contradiction).
"Que l'on soit pour
ou contre la Turquie on ne pourra pas changer l'endroit où elle se trouve" (Michel Barnier,
fataliste et raffarineur).
"Cela fait toujours
plaisir de revoir ses grands-parents" (Malek Boutih, à propos de
la venue de Lionel Jospin aux universités d'été du PS).
· "Je n'ai pas le sentiment de
tromper ma femme quand je suis avec la France" (Hervé Gaymard, mufle
"old school").
"L'an dernier, les
carottes étaient râpées, cette fois elles sont cuites" (Bernard Poignant).
[Poignant !].
"Les veuves vivent plus longtemps que leurs conjoints" (Jean Pierre Raffarin,
raffarinant).
- 2004
· Prix
Press club humour et politique : "Je n’imagine pas un instant cette île
séparée du continent" (Jean Louis Debré,
parlant de la Corse).
· Prix
Spécial du Jury : "Cela pourrait faire un film dont le titre serait Mamère
Noël est une ordure." (Michel
Charasse, l'homme aux bretelles, après le mariage
homosexuel de Bègles, ainsi que pour l'ensemble de son œuvre). [Gros con en
chef].
Parmi les nominés :
"À mon âge l’immortalité est devenue une
valeur refuge" (VGE, reçu à l’Académie Française) [Retraité optimiste :
l'humour c'est tout ce qui lui reste].
"La moitié du nuage d’ozone qui sévit dans
la région parisienne est d’importation anglaise et allemande" (Roselyne Bachelot).
[C'est comme le nuage de Tchernobyl : il s'était arrêté à la frontière
française].
"Il s’agit presque
d’un triomphe à la soviétique, comme on disait dans le temps"
(Marie-Georges
Buffet, qui s'y connaît, à propos de la victoire de
Vladimir Poutine).
"Ce n’est donc pas
un groupe politique, c’est un accélérateur de particules" (François Gerbaud, à
propos du groupe UMP du Sénat, présidé par le duc de Rohan, co-vice-présidé par le marquis de Raincourt et Xavier Galouzeau de Villepin "père
de", et faux aristocrate, comme VGE).
"C’est l’union d’un postier et d’une
timbrée"
(DSK, méchamment, à propos de l’alliance LO-LCR).
"Heureusement qu’on vous a ; et, en plus, je
suis sincère" (Sainte Bernadette
Chirac-des-pièces-jaunes, s’adressant à Sarkozy). [En effet, elle l'est,
sincère : il leur servait de repoussoir].
"Quand vous êtes aux
affaires vous manquez de souffle ; quand vous êtes dans l'opposition vous ne
manquez pas d’air" (Xavier Darcos à des élus PS). [Laborieux].
"J’ai appris la
composition du Gouvernement en regardant la télévision" (Alain Juppé, ancien
exilé au Canada [lequel Canada a dû payer pour qu'on le reprenne] au lendemain
de la nomination du Gouvernement Raffarin III).
"Si elle s’appelait République,
Ségolène ne séduirait pas nos électeurs" (Philippe de Villiers)
[Anti-républicain qui sait de quoi il parle].
- 2003
Prix
Press club humour et politique : "Villepin
fait tout, je fais le reste" (Renaud
Muselier).
Prix
spécial
à Jean Pierre Raffarin pour un an de raffarinades.
Parmi
les nominés :
"Il doit bien rester
un angle de tir pour la paix" (Bernard Kouchner,
social-traître, porteur de sac de riz pour la galerie).
· "Cette semaine, le gouvernement fait
un sans faute ; il est vrai que nous ne sommes que mardi" (François Goulard).
· "Pour ce que j'avais à faire, je
n'avais pas besoin de diplôme" (Christine Deviers-Joncour,
Putain
de la République).
· "Elle est sortie de mon orbite
affective" (Roland Dumas, mufle, à propos de Christine
Deviers-Joncour).
- 1998
· "On était dans un appartement avec
une fuite de gaz. Chirac a craqué une allumette pour y voir clair" (Patrick Devidjian,
facho recyclé, à propos de la dissolution de l'Assemblée par Chirac en
1997).
"Mon mari était
jusqu'à présent chômeur, mais je suis en train de changer de mari" (Marie-Noëlle
Lienemann).
"J'ai été avocat pendant 28 ans et Garde des Sceaux pendant 28 jours. Si je suis le seul ministre de la Justice à ne pas avoir commis d'erreur, c'est parce que je n'ai pas le temps" (Michel Crépeau, lucide). [Rachida D. aurait dû prendre exemple].
- 1997
" La meilleure façon
de résoudre le chômage, c'est de travailler" (Raymond Barre, Raffarin avant l'heure et
grand "siesteur"
à l'Assemblée).
· "Il est plus facile de céder son
siège à une femme dans l'autobus qu'à l'Assemblée nationale"
(Laurent Fabius).
· "Ce n'est pas parce
que nous sommes un parti charnière qu'il faut nous prendre pour des gonds" (Hervé de Charette, à
propos du parti PPDF, racheté depuis par l'UMP pour un plat de lentilles).
- 1996
Prix d'Excellence : "Alain Juppé voulait un gouvernement
ramassé, il n'est pas loin de l'avoir" (André Santini, orfèvre).
· Accessit : "Je me demande si l'on n'en a pas
trop fait pour les obsèques de François Mitterrand. Je ne me souviens pas qu'on
en ait fait autant pour Giscard" (toujours André
Santini).
- 1995
· Premier prix : "Avec Delors, les socialistes passent
de Léon Blum à Léon XIII"
(Philippe Seguin).
· Deuxième prix : "Votre peuple a eu l'intelligence de
vous élire deux fois" (VGE, retraité amer, à Benazir
Bhutto).
· Troisième prix : "Je ne suis pas sûr qu'on prenne de
la hauteur en montant sur une table" (François Baroin, à
propos d'un incident de la campagne présidentielle d'Édouard Balladur).
- 1994
Pas de prix décerné, mais un classement est
établi :
· Premier prix : "Les assises, c'est un peu dur pour
le PS, la correctionnelle aurait suffi" (Jean Pierre
Chevènement, à propos d'un congrès du Parti Socialiste)
· Deuxième prix : "Mes détracteurs ont commencé à
s'opposer aux charters. La police de l'air a négocié avec la SNCF, on a parlé
de train de la honte. Si on décidait d'utiliser les bateaux, on
évoquerait l'"Exodus". Il ne nous reste donc, en réalité, que
l'autobus ou le vélo" (Charles Pasqua, repris
de justice corse et tonton
flingueur si on l'embête).
- 1993
Premier prix : "Les socialistes aiment tellement les pauvres qu'ils en fabriquent" (Jacques Godfrain). [Homme de droite qui doit également beaucoup aimer les pauvres].
- 1992
· Premier prix : "[Je suis un] Breton d'après la marée noire" (Kofi Yamgnane).
- 1990
· Premier prix : "En 1974, les Français voulaient un
jeune : ils ont eu Giscard. En 1995, ils voudront un vieux : ils auront
Giscard" (Philippe Seguin). [Heureusement, il
s'est trompé pour 1995].
· Deuxième
prix : "Le
plan sècheresse n'est pas un arrosage" (Henri Nallet).
· Troisième
prix ex-aequo :
"En 1989, sur cinquante-deux
évadés, on en a repris cinquante-trois" (Pierre
Arpaillange, Garde des sceaux, pris la main dans le sac des
chiffres bidons).
"Le
mur de Berlin s'écroule. Un mort : Jacques
Delors"
(Jean Pierre Chevènement).
[Si quelqu'un peut m'expliquer...].
Prix du récidiviste : "Mgr Decourtray n'a rien compris au préservatif. La preuve, il le met à l'index" (André Santini, the best).
- 1989
"Saint Louis rendait la justice sous un chêne. Pierre Arpaillange la rend comme un gland" (André Santini).
- 1988
Prix de logique : "Quand le moment est venu, l'heure
est arrivée"
(Raymond Barre, Raffarin avant l'heure).
Prix de bonne conduite : "Même en avion, nous serons tous dans
le même bateau"(Jacques
Toubon).
Prix
de sciences naturelles : "La
droite et la gauche, ce n'est pas la même chose"
(Pierre Mauroy qui découvre le
sens des mots).
Prix
d'excellence : "François
Mitterrand est le spécialiste du piège à consensus"
Alain Juppé). [Et Juppé, maire de Bordeaux par défaut, qui
s'y connaît en piège à cons prouve ainsi qu'il peut avoir
de l'humour].
Prix du souvenir : "Voici que s'avance l'immobilisme et nous ne savons pas comment l'arrêter (Edgar Faure).
Conclusion personnelle :
- on peut être un GROS CON de droite (ou de gauche -oui, il y en a aussi, hélas
!) et avoir de l'humour,
- les meilleures sont involontaires,
- Sarko n'a AUCUN humour (mais ça on le savait déjà),
- Raffarin nous manque,
- André Santini est IMPECCABLE !
03 juin 2008
Une bonne raison d'annuler un mariage
Y'en a un, que je ne nommerai pas (mais dont les initiales sont les mêmes que celles de Notre Seigneur), qui devrait s'inquiéter...
19 octobre 2007
That makes sense
Voir les choses du bon côté
26 septembre 2007
Il s'agite encore
Il fallait que ça lui (nous) arrive un jour : certains se prennent pour Napoléon, d’autres pour Jésus Christ, il y en a même qui sont persuadés d'être la réincarnation d’un fox à poils durs.
Lui c’est pour Franklin D. Roosevelt, qu’il se
prend.
C’est donc tout naturellement au "Peuple du monde" (vous remarquerez le singulier très christique
employé pour "peuple") que s’est adressé celui qu’il faut
bien considérer comme le président de la république française (elle en a vu d’autres, des présidents, la
république) lors de son discours de mardi devant l’Assemblée générale des Nations Unies.
"Peuple du monde", donc, "ensemble nous pouvons construire un avenir
meilleur."*
"Diantre !"
"Mazette !"
"You d'ont say !" (ça, c'est pour tous mes lecteurs anglophones)
...me direz-vous.
Et vous aurez bien raison :
c’est Lui, c’est Lui qui va nous montrer le chemin.
On entend les trompettes, le
roulement de tambour, etc.
Mais rien, ou plutôt, toujours les
mêmes discours creux (il se prend pour
Chirac aussi) brassant du vent et des idées , monté sur son petit
tabouret (qu’on ne voit pas de la salle),
et appelant, ni plus ni moins à un "New
Deal économique et écologique à l’échelle planétaire",
que dis-je ? "un nouvel ordre
mondial pour le XXIe siècle."
Bon, d’accord, il aurait pu éviter
le "nouvel ordre mondial"
: ça sonne un peu Yalta et
la guerre froide, mais quand même, le type qui lui écrit ses discours est assez
doué, dans le genre pince-sans-rire : "Je veux dire au nom de la France, je veux le dire solennellement
et avec gravité : il y a trop d'injustices dans le monde pour que le monde
puisse espérer vivre en paix."
Ca vous fait sourire ?
Moi aussi, au début.
Mais
- quand il
se met à pérorer sur l'ONU,
"réveil de la conscience humaine
contre ce qui menace l'humanité", et lance -malgré tout- un appel à sa
réforme,
- quand, au sujet de l’Iran, il nous soumet la profondeur et la nouveauté de sa
réflexion : "Il n'y aura pas de
paix dans le monde si la communauté internationale fait preuve de faiblesse
face à la prolifération des armements nucléaires."
- quand il souhaite un Liban "qui
puisse vivre indépendant" (OK, on s'appelle, on s'fait une bouffe, hein !),
- quand il ajoute, finement et sans se mouiller, que "la justice, c'est que les Palestiniens retrouvent un Etat (...)
et que le peuple israélien vive en paix."
On en vient à se dire que,
décidément, on n’a pas fini de rigoler, ou qu'on n'a pas vraiment commencé à pleurer.
PS : je suis quand même inquiet à propos du code de la bombe : vous croyez qu’il peut VRAIMENT appuyer sur le bouton lui-même ?
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*[Quand
il y a "ensemble" placé en début de déclaration, ça me fait toujours
penser à un slogan bidon de campagne présidentielle.]
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19 septembre 2007
Les talonnettes ne font pas tout
28 juillet 2007
A quoi pensez vous quand vous...
Dans le film "Celebrity" de Woody Allen, Robin, jeune femme un peu névrosée (originaire d'un milieu catholique très pratiquant américain) qui se remet très mal de son divorce et qui s'inquiète de ne pas satisfaire sexuellement son nouvel amant, demande à une prostituée de lui enseigner comment "faire" bien les choses en n'hésitant pas à dire des choses "crues et nues" si nécessaire.
Pour commencer, elle lui demande comment faire une bonne fellation, chose qui "ne (lui) vient pas naturellement", car elle a "du mal à respirer ", allant même jusqu'à lui avouer : "Un jour, j'ai perdu un plombage et je l'ai avalé"...
Lorsque sa "professeur" en sexe lui demande à quoi elle pense en pratiquant la fellation, Robin répond: "A la crucifixion ! *
Et je vous passe les travaux pratiques avec une banane...
*[What do you think about when you're giving a blow job?" - "The
Crucifixion."]
10 juillet 2007
La Terre diminue
Je m'en doutais depuis longtemps mais je ne voulais pas la ramener, par modestie...
Des scientifiques allemands viennent enfin de me confirmer la chose grâce à un réseau de plus de 70 télescopes-radios répartis dans le monde : le diamètre de la planète Terre est plus petit de 5 mm que ce que l'on prétendait jusqu'à présent (la dernière mesure
effectuée date de 2002).
Il faut donc soustraire 1/2 cm aux quelques 12 756,274 km qu'on nous avait enseignés jusqu'à présent.
Mais comment avons nous pu vivre avec une erreur pareille ?
On parle de mettre au pilon tous les livres de géographie du monde...
En outre, et c'est une bonne nouvelle, les mesures montrent également que l'Europe et l'Amérique du Nord s'éloignent de 18 mm par an.
On s'éloigne de Bush et c'est pas plus mal !
21 juin 2007
EPO, te chiero
EPO TE QUIERO - LAPLAGE
envoyé par laplagerecords
09 juin 2007
Histoires de cacas
Il y a "caca" et "caca" (ne pas confondre)
LE CACA FANTÔME :
C'est celui que tu sens sortir, que tu vois sur le papier mais pas dans la cuvette…
LE CACA PROPRE : C'est celui qui sort, que tu vois dans la cuvette mais pas sur le papier…
LE CACA ÉTERNEL : Tu t'essuies, tu t'essuies, tu t'essuies… Mais il en reste toujours sur le papier. Tu décides alors de remonter ton pantalon et de mettre une feuille de papier dans le caleçon pour éviter les traces de freinage…
LE CACA 2, le retour de la revanche de la suite qui contre-attaque : Tu as fini mais quand tu remontes ton pantalon tu t'aperçois qu'il faut que tu chies encore un peu…
LE CACA QUI TE FAIT POUSSER UNE VEINE SUR LE FRONT : C'est celui qui te fait forcer tellement fort que tu as peur de la crise cardiaque…
LE BILLOT : C'est celui qui est tellement gros que tu as peur de le casser en tirant la chasse. Tu es surpris mais fier que cela vienne de toi…
LE CACA J'AIMERAIS QUE CA SORTE : Tu veux chier, tu sens qu'il est proche, mais tout ce que tu as ce sont des crampes et des pets…
LE BOUT DU CACA : C'est celui qui fait tellement mal que tu jurerais qu'il sort de travers…
LA SPLASHEUSE : C'est celui qui sort avec tellement de vitesse ou qui est tellement lourd que tu t'éclabousses le cul…
LE CACA DU LENDEMAIN DE FÊTE (ou CROTTE AU NAPALM) : C'est le liquide jaune brun qui éclabousse toute la cuvette et qui te brule le cul…
LE CACA DE LAPIN : Ce sont les toutes petites boules. Certaines coulent d'autres flottent…
LE CACA SURPRISE : Tu penses que tu vas péter, mais tu réalises que tu vas chier et c'est déjà trop tard…
LE CACA "TIME OUT" :
C'est quand tu es en train de faire une bonne crotte dans les toilettes publiques et que tu dois t'arrêter car tu ne veux pas que la personne d'à côté t'entende…
LE BRUYANT : C'est tellement bruyant que tout le monde autour rigole…
LE MEXICAIN : Il sent tellement fort qu'il te pique le nez…
LE CACA SAUT A L'ÉLASTIQUE : Celui qui refuse de tomber, bien que tu saches qu'il est sorti. Tu espères qu'en te secouant le derrière il va se décrocher…














