02 décembre 2007
Benoît XVI chie dans sa soutane
La pauvre tache qui se terre au Vatican est non seulement gâteux mais c’est également un faux-cul de première et un grand froussard devant l'Eternel Absent.
En termes plus diplomatiques, on peut dire qu'il pratique ce qu'on appelle la "Realpolitik" qui consiste tout simplement à s'aligner sur la loi du plus fort.
En effet, alors qu’en octobre dernier un
responsable (anonyme) du Saint Trou-du-cul avait déclaré à des journalistes que le saint Obersturmbahnführer recevrait le dalaï-lama le 13 décembre, le
Vatican vient d’annoncer qu’il n’avait jamais été question de le rencontrer : "L'audience n'a jamais été annoncée, puisqu'elle n'a jamais été fixée".
Le fait que les autorités chinoises aient
déclaré, selon leur bonne vieille habitude du chantage (cf. Taïwan), que cette rencontre risquait de
"heurter les sentiments du peuple chinois" (lequel peuple chinois doit s’en foutre
comme de sa première boulette de riz) et que Pékin en appelait à "la
sincérité de sa volonté d'améliorer les relations" en menaçant le Vatican, pour faire bonne mesure,
de sérieuses répercussions n’a certainement rien à voir avec ce revirement.
Question théologique : est-ce que la frousse est un péché mortel ?
Question subsidiaire : la "Realpolitik" est-elle compatible avec la parabole de la brebis perdue (Luc 15:1-7) ?
19 octobre 2007
Le pape et le curé de Carpenedo
A la demande générale, et pour faire rêver la midinette qui sommeille en chacun de nous, voici un petit billet "pipole" concernant les vacances de Benoît, parce qu'il le vaut bien et que "Glagla", "Voichie", "Franche Démence", "Water Closet", "Y Chie Paris", "Pubis", "Coin de Rue Images Immondes" ne lui accordent que très rarement l'honneur de leur première page.
Carpenedo
est un hameau de Vénétie qui serait resté inconnu de la majeure partie de la population du
globe si le brave curé qui y officie n’avait eu récemment un coup de sang à
propos du coût des vacances papales dans une petite (576 habitants) commune de la
région, Lorenzago di Cadore pour être précis, et s’il n’avait fait connaître
son mécontentement en prenant sa plus belle plume pour une lettre ouverte à
Benoît, représentant de dieu sur terre et, accessoirement, chargé de défendre
les pauvres et les opprimés face aux pouvoirs maléfiques de l’argent.
Ainsi donc, le père Armando Trevisiol s'est fâché tout rouge.
Le padre Armando Trevisiol
Retenez son nom, car il devrait aller tout droit au
paradis, contrairement à son patron Joseph Alois Ratzinger, alias Benoît
XVI (en latin Benedictus XVI, en italien Benedetto XVI, en allemand
Benedikt XVI, en espagnol Benedicto XVI, en portugais Bento
XVI, en anglais Benedict XVI, en polonais Benedykt XVI –en chinois
je sais pas) qui risque, lui, de passer par la case "Purgatoire"
pour avoir, si je ne m’abuse, docteur, été enrôlé pendant la seconde guerre mondiale dans
ce qu’il faut bien appeler les "Jeunesses hitlériennes" (ce qui
était, accordons-le lui, obligatoire à l’époque), puis "versé" dans
la DCA allemande pour finir dans la Wehrmacht, ce qui fait quand-même beaucoup pour un seul pape.
Ceci n'empêchant d'ailleurs pas ce cher Benoît de déclarer dans ses mémoires n'avoir "jamais tiré un seul coup...de feu".
Admettons.
Mais
revenons à nos moutons, c’est-à-dire à la cause de la sainte
colère de notre brave padre Armando Trevisiol.
Eh
bien, voyez-vous, en France nous avons un président-empereur qui passe ses
vacances avec madame et sa smala, "à l'invitation d'amis", dans l’immense
villa d’un ancien haut dirigeant de Microsoft (Mike Appe), villa sise dans la
station américaine huppée de Wolfeboro, (New Hampshire, pour ceux qui connaissent les statesses).
Le tout pour un coût
évalué à 30.000 dollars par semaine (le salaire
du président s’élevant, pour mémoire, grosso-merdo, à 6.000 euros par mois).
Mais,
bon, ne barguignons pas pour quelques dizaines de milliers de dollars,
considérant que notre président-empereur a dû économiser dur pour se payer ses
vacances bien méritées.
Par contre, "sa sainteté" (c’est comme ça qu’on appelle le
monsieur qui habite au Vatican) n’est pas empereur et il est censé, lui, donner
l’exemple : après tout il n’a pas, jusqu’à preuve du contraire, dans ses
relations intimes François Bolloré, Martin Bouygues, Serge Dassault ou Arnaud Lagardère,
ce dernier considérant d’ailleurs notre président-empereur (sa pensée nous guidera à
jamais) "non pas comme un ami, mais comme un frère".
D’accord, j’en viens au fait : il s’avèrerait que le coût des vacances d'été du pape
Benoît XVI à Lorenzago di Cadore, du 9 au 27 juillet 2007, serait estimé à un million d'euros (coût incluant l’aménagement
et la sécurisation des lieux), ce qui n’a pas manqué de choquer
notre vieux curé dénonçant dans sa lettre ouverte un "privilège de caste"
bien loin de la pauvreté évangélique de Jésus.
Cette
lettre serait sans doute passée inaperçue si elle n’avait été relayée par L'Unita,
horrible journal de gauche, et n’avait ensuite fait le bonheur des médias italiens.
Et
que dit-il ce cher padre dans sa lettre ?
Eh
bien, avec ses mots, il relève qu’il y a comme une contradiction entre le
statut de sa sainteté et l’argent dépensé pour sa villégiature :
"Cher
pape, ça ne va pas. Quand tu te regardes dans la glace, ton visage doit être
celui du Christ sur terre (...) mais comment durant de telles vacances peux-tu
ressembler à Jésus, mon maître comme le tien, qui n'avait même pas une pierre
pour poser sa tête ?"
"Trop
de tes fils ne vont pas en vacances pour que tu puisses te permettre des
vacances de deux milliards" (de lires).
Le pape n’ayant pas pourtant, officiellement, d’amis milliardaires, il avait été très simplement logé dans une propriété mise à sa disposition par le diocèse de Trévise.
La villa de la petite propriété
Comme
il se doit en pareil cas, le Vatican n'a fait aucun commentaire.
Moi
cette info me fait un peu honte : en effet, je trouve que Sarko il nous la
joue plutôt "cheap" avec ses quelques dizaines de milliers de dollars.










