Le Chant des Dunes

"Le monde n'est qu'une branloire pérenne"

03 novembre 2007

Benoît XVI et l’objection de conscience

Le 21 octobre dernier, le pape des chrétiens s'est encore mêlé (c'est son habitude), de ce qui ne le regarde pas : à l'occasion du "congrès des pharmaciens catholiques" (sic), ce brave vieillard cacochyme avant l'âge (comme tous les papes d'ailleurs : je sais pas comment ils se démerdent à Rome, mais ils les choisissent toujours gâteux) a déclaré, entre autres balivernes :
"Dans le domaine moral, votre Fédération est invitée à affronter la question de l’objection de conscience, qui est un droit qui doit être reconnu à votre profession, vous permettant de ne pas collaborer, directement ou indirectement, à la fourniture de produits ayant pour but des choix clairement immoraux, comme par exemple l’avortement et l’euthanasie "

Voila maintenant que le patron des bénisseurs de canons et autres armes de guerre, se met à défendre l'objection de conscience !

Je suis content d'avoir vécu assez vieux pour entendre ça.

Heureusement qu'en France où tout n'est finalement pas pourri, malgré la présence au ministère du camping et des sans domiciles de celle que d'aucuns surnomment la Dalida de l'Opus Dei, j'ai nommé Christine "J'ai toujours une bible dans mon sac" Boutin, l’Assemblée nationale adoptait, 8 jours plus tard, rien que pour l'embêter, une disposition qui permet aux centres de planification ou d’éducation familiale de pratiquer des avortements par voie médicamenteuse (la "pilule du lendemain" ou abortive) afin de permettre aux femmes qui le désirent (et plus particulièrement aux femmes considérées comme les plus vulnérables) d'interrompre leur grossesse sans trop de difficultés.

Heureusement également qu’en France, pays laïcard comme on l'aime, les pharmaciens n’ont pas le droit d'invoquer "l’objection de conscience" pour refuser de distribuer des médicaments prescrits par les médecins.

Benoît XVI peut toujours aller bénir ses canons et prêcher dans le désert.

Et toc !



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