29 octobre 2008
De l'importance des mythes avant tout
En Allemagne, un brave homme, à la recherche d'une explication facile au sens de son existence sur terre [ne barguignons pas, je veux dire un
"croyant"] vient d’être relevé de ses fonctions (ailleurs il aurait été lapidé)
pour s’être publiquement interrogé sur la réelle existence de Mahomet.
Maintenant,
comme il se doit quand on touche à la religion des Musulmans, il se planque car
il craint pour sa vie.
Tout
ça est d’un banal à pleurer, me direz-vous, sinon que ce Monsieur qui
s’appelait à l’origine Sven et a pris le prénom de Muhammad lorsqu’il s’est converti
à l’Islam à l’âge de 15 ans est enseignant en théologie islamique à Münster
(Allemagne) et qu’il n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’il avait déjà
confié au journal Die Zeit que "même
sans un Mahomet historique ce n’est pas la fin de l’islam".
Le
plus marrant, c’est que ce doute exprimé s’apparente pour les musulmans à de
l’apostasie et donc est punie de mort (même
en Allemagne) par les fous d’Allah.
N’allez
pourtant pas croire qu’on à affaire à un mauvais croyant, loin de là, puisque
le dénommé Sven/Muhammad dont la profession consiste à former les futurs
enseignants de religion islamique dans les écoles allemandes est connu pour son
dogmatisme et pour défendre la charria.
C’est
en quelque sorte l’arroseur arrosé et c’est bien fait pour sa tronche.
Ce
qui m’amuse là-dedans, c’est surtout l a réaction pathétique du
porte-parole du Conseil de coordination des musulmans (KRM) en Allemagne : "Si le Prophète n’a pas existé, alors
le Coran n’existe pas non plus ; et si le Coran n’existe pas qu’est ce qui
reste ?".
Si
c'est pas touchant ça !
On
pourrait bien sûr lui rétorquer qu'il lui reste le dieu auquel il est censé
croire, mais il risquerait de ne pas comprendre.
Nous
avons donc là l’essence même de la religion : ces malheureux ne croient pas en
dieu, ils croient simplement en un dogme, une religion qui leur dit ce qu’il
faut dire, ne pas dire, faire, ne pas faire, comment penser, manger, faire
caca, faire l’amour, s’habiller, etc.
Ils
ont oublié là-dedans l’essentiel de ce que devrait être la foi : tout
simplement la croyance en un dieu, en dehors de tout folklore.
Le
mythe avant tout.
Et
après ça vous voudriez qu’on ne se méfie pas des religions comme de la peste ?
13 septembre 2008
On vit vraiment une époque formidable.
Il
n'y a pas une journée sans qu'il se passe quelque chose d'intéressant.
Tout
d’abord, on apprend grâce à deux Américains (que pourraient-ils être sinon Américains ?)
que l'accélérateur de particules (LHC ou Large Hadron Collider) que le Cern doit mettre en route cet été, pourrait
créer un trou noir et faire disparaître la Terre, voire l’univers (if only !).
Et
comme ils sont Américains et que l’un deux est titulaire d'un doctorat en droit
(donc procès) et a étudié la physique (moi aussi, à l’école) ils ont assigné le
Centre européen pour la recherche nucléaire (Cern) devant la Cour fédérale de
Hawaï (si ça peut rapporter du fric, s'pas ?).
Bon,
ça ne mérite qu’un sourire de commisération.
L’autre
chose qu’on apprend de la bouche même, je vous le donne Émile… du sénile pontife (pléonasme) c’est qu’une
culture sans Dieu serait "une capitulation de la raison".
Moi
qui croyais que c’est la foi qui était JUSTEMENT la capitulation de la raison, me
voila bien marri.
C’est
l’art d’inverser une proposition pour vendre sa soupe. Ils sont forts les curetons !
Sarkozy,
lui, qui recevait ledit pape et qui ne voulait pas être en reste dans le n’importe
quoi pourvu que ça ressemble à une "petite phrase" comme les aiment
les journalistes qui détestent rien tant que d’analyser a défendu de son côté la
notion fumeuse de "laïcité positive".
Moi
j’aimerais bien qu’on m’explique en quoi la laïcité peut être "négative".
Si
ça veut dire qu’il confond laïcité et anticléricalisme, c’est grave du point de
vue sémantique, si ça signifie qu’il pense à une "laïcité" avec
religion d’état, c’est grave du point de vue de la laïcité.
Mais
sait-il seulement ce qu’il veut dire ?
D'ailleurs,
dans le même ordre d'idée, après Tom Cruise, le prophète scientologue et
Benoît, on attend avec impatience qu'il reçoive également le dénommé Raël (ça
sonne quand même mieux que Claude
Vorilhon), le patron du gang des Pokémons.
13 décembre 2007
Une voiture halal ?
Lorsqu’elle n’est pas dramatique (ce qui est, hélas, souvent le cas), l’actualité est décidément une source inépuisable de rigolade et elle le restera tant que nous aurons pour l’alimenter la religion et la politique ainsi que de sinistres clowns comme Ratzinger, Bush ou Ahmadinejad.
Le panzercardinal Ratzinger, alias Benoît XVI
Il faut bien dire que Kärcher Ier (que sa pensée
illumine les ténèbres pendant un millénaire) a fort à faire face à de tels
concurrents.
Mais bon, il se défend bien, le bougre.
Ahmadinejad Peace & Love
Pourtant l’Iran des barbus vient à nouveau de faire très fort par la bouche de Manouchehr Manteghi, directeur exécutif de IranKhodro, le premier constructeur automobile iranien (ce qui nous permet au passage d’apprendre que l’Iran fabrique des voitures).
Sarkozy
En effet, après le Mecca Cola,
soda "engagé" censé concurrencer le Coca Yankee, voila-t’y pas que nous allons
avoir droit à une "voiture
islamique", fabriquée uniquement dans les pays musulmans :
"La voiture islamique sera une marque commune aux
pays membres de l’Organisation de la conférence islamique, dédiée aux marchés
musulmans et visant à développer leur économie", a déclaré ce monsieur lors
d’une conférence de presse.
Bush Monkey
On ne connaît pas encore le design de ce véhicule halal, mais on sait déjà que "tout
pays musulman intéressé sera le bienvenu pour prendre part à la production.
Alors bien sûr, on
peut subodorer dores et déjà qu’il ne pourra pas être conduit par des femmes,
qu’il utilisera uniquement de l’essence musulmane et qu’il aura le vitres
teintées afin que personne ne puisse éventuellement apercevoir un bout du voile
d’une passagère.
Il ne pourra, je suppose, rouler
que dans une seule direction, celle de la Mecque et sera programmé pour s’arrêter
pile aux heures de la prière.
Par contre, il n’est
pas précisé si des non musulmans auront l’autorisation de le conduire.
A suivre, donc.
Deux prototypes de voitures islamiques
24 novembre 2007
Les desseins et la justice de dieu
Une jeune saoudienne chiite
victime d'un viol collectif par sept hommes d'origine sunnite en 2006 a été
condamnée lors d’un second jugement à six mois de prison et 200 coups de fouet
pour avoir accordé un entretien à l'organisation de défense des droits de
l'homme, Human Rights Watch (HWR).
En octobre 2006, elle avait déjà
été condamnée une première fois "seulement" à quatre-vingt-dix coups
de fouet pour "fréquentations illégales", sous prétexte
qu’elle était en compagnie d'un homme n'appartenant pas à sa famille au moment
des faits.
Ses agresseurs,
qui avaient eux écopé d'un à cinq ans de prison lors du premier jugement, ont
vu leur peine alourdie en deuxième instance (deux à neuf ans) alors que
le viol est passible de la peine de mort, dans ce pays .
Pour justifier
sa clémence, le tribunal a en effet jugé que si la jeune femme n'avait pas été
seule avec un homme qui n'était pas de sa famille, le viol n'aurait pas eu
lieu.
CQFD.
C’est vrai ça,
qu’est-ce qu’elle pouvait attendre d’hommes ne faisant pas partie de sa famille
: ceux-là ont certainement le droit, par exemple, de violer une femme étrangère
à la famille (pour peu qu’elle ne soit pas sunnite).
Le fait que la
victime soit chiite et ses violeurs sunnites n'avait, par contre, eu aucune
incidence sur la clémence des juges (l'Arabie est un pays essentiellement
sunnite).
On ne dit pas si des femmes
faisaient partie du tribunal qui a fait preuve d’une telle sagesse dans sa
décision, car, comme il se doit, les femmes n'ayant que peu de possibilités de travailler dans ce pays béni des dieux, il va de soi qu'elles n'ont rien à faire dans la magistrature (et puis quoi encore ?).














