09 décembre 2009
Christ, antéchrist et synchrist
Lorsque l'on pense, comme
c'est mon cas, que toutes les religions vendent la même came à une population
en manque (de repères) en l'emballant différemment pour se différencier des
concurrents, on est toujours assez fasciné par les subtilités qui peuvent
amener les adeptes de l'un ou l'autre de ces marchands de rêves à deux balles à
considérer que leurs concurrents sont moins bons qu'eux.
Les protestants
considèrent en particulier l’Église catholique comme une aberration, non
pas parce qu'elle a présidé à la persécution du protestantisme, mais parce
qu'elle serait théologiquement dans l’erreur.
Un certain Ian McCrea,
député protestant d'Irlande du Nord va même jusqu'à considérer le pape comme l'Antéchrist,
ni plus ni moins, considérant qu'il blasphème "Almighty God".
Quant on voit la tronche
du député en question sur son site, on comprend d'ailleurs mieux ses délires
apocalyptiques.
Il va de soi que ce
monsieur se trompe, car l'Antéchrist c'est moi et personne d'autre, mais je
laisse ce pauvre homme dans son erreur, car qui a-t-il de plus jouissif que de voir
ainsi traiter ce pauvre Benoît ?
Tout ça est assez
inintéressant me direz-vous, les "débats" religieux étant assez
assimilables (lorsqu'ils ne conduisent pas à des massacres) à ces concours
palpitants qui consistent à savoir celui qui a la plus grosse, et les déclarations
de ce pauvre homme illustrent assez bien la relativité des diverses chapelles,
églises et autres marchands de soupes qui empoisonnent l'existence de
l'Humanité à travers le monde.
On pourrait penser que depuis
les guerres de religions, ces gens-là, qui prêchent officiellement la tolérance
et l'acceptation des autres mais prétendent tous être dans la vérité, s'étaient
finalement résolus à faire leur petites affaires dans leurs petites
églises à foutre la paix au monde, mais non : ils continuent à se chercher
des noises, pour la plus grande joie des spectateurs qui comptent les points.
29 octobre 2008
De l'importance des mythes avant tout
A Münster (Allemagne), un brave
homme, à la recherche d'une explication facile au sens de son existence [ne barguignons pas, je veux dire un "croyant"] vient d’être
relevé de ses fonctions de professeur de théologie islamique à l'Université (ailleurs
il aurait été lapidé) pour s’être publiquement interrogé sur la
réelle existence de Mahomet.
Maintenant, comme il se
doit quand on touche à la religion des Musulmans, il se planque car il craint
pour sa vie.
Tout ça est d’un banal à
pleurer, me direz-vous, sinon que ce Monsieur qui s’appelait à l’origine Sven
et a pris le prénom de Muhammad lorsqu’il s’est converti à l’Islam à l’âge de
15 ans n’en
est pas à son coup d’essai, puisqu’il avait déjà confié au journal Die Zeit que
"même sans un Mahomet
historique ce n’est pas la fin de l’islam".
Le plus marrant, c’est
que ce doute exprimé s’apparente pour les musulmans à de l’apostasie et donc
est punie de mort (même en
Allemagne) par les fous d’Allah.
N’allez pourtant pas
croire qu’on à affaire à un mauvais croyant, loin de là, puisque le dénommé
Sven/Muhammad dont la profession consiste à former les futurs enseignants de
religion islamique, est connu pour son dogmatisme et
pour défendre la charria.
C’est en quelque sorte
l’arroseur arrosé et c’est bien fait pour sa tronche.
Ce qui est assez cocasse
c’est surtout la réaction pathétique du porte-parole du Conseil de coordination
des musulmans (KRM) en Allemagne : "Si
le Prophète n’a pas existé, alors le Coran n’existe pas non plus ; et si le
Coran n’existe pas qu’est ce qui reste ?".
C'est pas touchant ça ?
On pourrait bien sûr
lui rétorquer qu'il lui reste dieu, ce qui est tout de même
l'essence même de la foi, mais il risquerait de ne pas comprendre.
Et surtout n'allez pas me dire que je fais de l'islamophobie primaire : toutes les religions font dans le folklore.
Si vous touchez à la "Sainte-trinité", à l'incarnation de dieu en Jésus pour sauver l'Humanité
ou à la virginité de Marie chez un chrétien, c'est le même affolement :
qu'est-ce qu'il reste ?
De la même manière, enlevez à un Juif la création du monde en sept jours, la Mer Rouge qui s'ouvre pour permettre aux Hébreux de fuire la captivité en Égypte, l'Arche d'Alliance, les 12 tribus d'Israël, qu'est-ce qu'il lui reste ?
Nous avons donc là l’essence même de la religion : ces malheureux ne croient pas en dieu, ils croient simplement en un dogme, une religion qui leur impose ce qu’il faut dire, ne pas dire, faire, ne pas faire, qui leur apprend comment penser, manger, faire caca, faire l’amour, s’habiller, etc.
Ce qui compte pour eux, ce n'est donc
même pas l'existence ou non de dieu, ce sont les jolies histoires qu'on
leur raconte autour.
Sans le mythe pour faire joli, ils sont perdus.
C'est comme les spaghetti, en quelque sorte :
s'il n'y a pas la sauce, elles n'ont aucun goût.
Voltaire l'avait bien dit : "La religion existe depuis que le premier hypocrite a rencontré le
premier imbécile".
13 septembre 2008
On vit vraiment une époque formidable.
Il n'y a pas une journée
sans qu'il se passe quelque chose d'intéressant.
Tout d’abord, on apprend
grâce à deux Américains (que
pourraient-ils être sinon Américains ?) que l'accélérateur de
particules (LHC ou Large Hadron Collider) que le Cern doit mettre en route
cet été, pourrait créer un trou noir et faire disparaître la Terre, voire
l’univers (if only !).
Et comme ils sont
Américains et que l’un deux est titulaire d'un doctorat en droit (donc procès)
et a étudié la physique (moi
aussi, à l’école) ils ont assigné le Centre européen pour la
recherche nucléaire (Cern)
devant la Cour fédérale de Hawaï (si
ça peut rapporter du fric, s'pas ?).
Bon, ça ne mérite qu’un
sourire de commisération.
L’autre chose qu’on
apprend de la bouche même, je vous le donne Émile, du sénile pontife (pléonasme) c’est qu’une
culture sans Dieu serait "une
capitulation de la raison".
Moi qui croyais que c’est
la foi qui était JUSTEMENT la capitulation de la raison, me voila bien marri.
C’est l’art d’inverser
une proposition pour vendre sa soupe. Ils sont forts les curetons !
Sarkozy, lui, qui
recevait ledit pape et qui ne voulait pas être en reste dans le n’importe quoi
pourvu que ça ressemble à une "petite phrase" comme les aiment les
journalistes qui détestent rien tant que d’analyser a défendu de son côté la
notion fumeuse de "laïcité
positive".
Moi j’aimerais bien qu’on
m’explique en quoi la laïcité peut être "négative".
Si ça veut dire qu’il
confond laïcité et anticléricalisme, c’est grave du point de vue sémantique, si
ça signifie qu’il pense à une "laïcité" avec religion d’état, c’est
grave du point de vue de la laïcité.
Mais sait-il seulement ce qu’il veut dire ?
13 décembre 2007
Une voiture halal ?
Lorsqu’elle n’est pas dramatique (ce qui est, hélas, souvent le cas), l’actualité est décidément une source inépuisable de rigolade et elle le restera tant que nous aurons pour l’alimenter la religion et la politique ainsi que de sinistres clowns comme Ratzinger, Bush ou Ahmadinejad.
Le panzercardinal Ratzinger, alias Benoît XVI
Il faut bien dire que Kärcher Ier (que sa pensée
illumine les ténèbres pendant un millénaire) a fort à faire face à de tels
concurrents.
Mais bon, il se défend bien, le bougre.
Ahmadinejad Peace & Love
Pourtant l’Iran des barbus vient à nouveau de faire très fort par la bouche de Manouchehr Manteghi, directeur exécutif de IranKhodro, le premier constructeur automobile iranien (ce qui nous permet au passage d’apprendre que l’Iran fabrique des voitures).
Sarkozy
En effet, après le Mecca Cola,
soda "engagé" censé concurrencer le Coca Yankee, voila-t’y pas que nous allons
avoir droit à une "voiture
islamique", fabriquée uniquement dans les pays musulmans :
"La voiture islamique sera une marque commune aux
pays membres de l’Organisation de la conférence islamique, dédiée aux marchés
musulmans et visant à développer leur économie", a déclaré ce monsieur lors
d’une conférence de presse.
Bush Monkey
On ne connaît pas encore le design de ce véhicule halal, mais on sait déjà que "tout
pays musulman intéressé sera le bienvenu pour prendre part à la production.
Alors bien sûr, on
peut subodorer dores et déjà qu’il ne pourra pas être conduit par des femmes,
qu’il utilisera uniquement de l’essence musulmane et qu’il aura le vitres
teintées afin que personne ne puisse éventuellement apercevoir un bout du voile
d’une passagère.
Il ne pourra, je suppose, rouler
que dans une seule direction, celle de la Mecque et sera programmé pour s’arrêter
pile aux heures de la prière.
Par contre, il n’est
pas précisé si des non musulmans auront l’autorisation de le conduire.
A suivre, donc.
Deux prototypes de voitures islamiques
24 novembre 2007
Les desseins et la justice de dieu
Une jeune saoudienne chiite
victime d'un viol collectif par sept hommes d'origine sunnite en 2006 a été
condamnée lors d’un second jugement à six mois de prison et 200 coups de fouet
pour avoir accordé un entretien à l'organisation de défense des droits de
l'homme, Human Rights Watch (HWR).
En octobre 2006, elle avait déjà
été condamnée une première fois "seulement" à quatre-vingt-dix coups
de fouet pour "fréquentations illégales", sous prétexte
qu’elle était en compagnie d'un homme n'appartenant pas à sa famille au moment
des faits.
Ses agresseurs,
qui avaient eux écopé d'un à cinq ans de prison lors du premier jugement, ont
vu leur peine alourdie en deuxième instance (deux à neuf ans) alors que
le viol est passible de la peine de mort, dans ce pays .
Pour justifier
sa clémence, le tribunal a en effet jugé que si la jeune femme n'avait pas été
seule avec un homme qui n'était pas de sa famille, le viol n'aurait pas eu
lieu.
CQFD.
C’est vrai ça,
qu’est-ce qu’elle pouvait attendre d’hommes ne faisant pas partie de sa famille
: ceux-là ont certainement le droit, par exemple, de violer une femme étrangère
à la famille (pour peu qu’elle ne soit pas sunnite).
Le fait que la
victime soit chiite et ses violeurs sunnites n'avait, par contre, eu aucune
incidence sur la clémence des juges (l'Arabie est un pays essentiellement
sunnite).
On ne dit pas si des femmes
faisaient partie du tribunal qui a fait preuve d’une telle sagesse dans sa
décision, car, comme il se doit, les femmes n'ayant que peu de possibilités de travailler dans ce pays béni des dieux, il va de soi qu'elles n'ont rien à faire dans la magistrature (et puis quoi encore ?).














