08 avril 2007
Bonne nouvelle pour la Terre : les spermatozoïdes disparaissent
Il y a de l'espoir pour les baleines, les pandas, tous les animaux en voie de disparation, pour les rivières, la mer et l'air : notre planète Terre n’est pas complètement foutue : en effet, de nombreuses études tendent à démontrer un appauvrissement continu du sperme chez l'homme, depuis une cinquantaine d’années.
En clair, il y existe actuellement une quasi-consensus dans les milieux scientifiques pour admettre une détérioration quantitative de la production spermatique de l’espèce humaine entre les années 50* et les années 90.
Selon Alfred Spira, chercheur à l'Inserm, l'hypothèse chimique est la mieux étayée et la plus sérieuse...
Mais il existe d'autre raisons envisagées, comme le fait que nous passons de plus en plus de temps assis et que, chez les hommes, cette position a pour effet de comprimer les testicules entre les cuisses et donc d'élever leur température... ce qui est néfaste pour la production de spermatozoïdes.
Si tout va bien, donc, grâce à la vie de bureau et à la pollution chimique (solvants organiques, éthers de glycol, pesticides, dioxines, furannes, organochlorés, organophosphorés, phtalates, phyto-oestrogènes, myco-oestrogènes et autres sympathiques substances aux noms si poétiques), dans quelques siècles (pas avant, hélas !), la population terrestre va commencer à diminuer.
Car nous ne sommes pas encore, loin s’en faut, une espèce en voie de disparition.
Mais pour la planète, tous les espoirs sont permis, même si d'ici-là nous aurons largement le temps de massacrer toute la population animale de la surface du globe.
*[C’est en 1951 qu’un urologue américain, John MacLeod,
publie la première étude complète sur la production spermatique, à partir d’observation
sur 600 hommes fertiles.
Il évalue alors entre 100 et 105 millions le nombre de spermatozoïdes
par millilitre de sperme.
Vingt ans plus tard, on tourne aurour de 90 millions et en 1974, sur la côte est des Etats-Unis, autour de 70 millions.
En 1992, bingo : on n’en était déjà plus qu’à 50
millions, soit une baisse de moitié en l’espace de 50 ans !]








